RAYMOND BARRE- Un precurseur
Ce matin à Paris se sont déroulées les obsèques de Raymond Barre. L’occasion pour nous de rendre hommage a cet homme public dont on découvre ou redécouvre les vertus comme pour beaucoup… le jour ou il nous quitte.
Car dans le bal des faux culs ces dernières 48 heures on a atteint des sommets…
Raymond Barre a été Premier Ministre de 1976 à 1981 soit 5 ans.
A lui tout seul, ce chiffre parle de lui même, puisque c’est le record de la Veme République. Il a eu en même temps le plus bas taux de popularité jamais atteint, approchė ou egale récemment par de Villepin.
D’abord parce qu’il représente pour nous un bouquin d’économie sur lequel nous avons passė des dizaines et des dizaines d’heures…au moins a transpirer et a apprendre quelques evidences du monde dans lequel nous vivons..
Pour nous et pour quelques centaines de milliers d’étudiants sans doute qui de 1958 a 1968 ont appris l’économie avec le Professeur Raymond.
Qui essayait de nous expliquer que l’économie n’était pas si compliquée, et surtout que ça n’était pas une idéologie mais une science.
Apres 1968, l’idéologie marxisante avait décretė qu’il était « dépassé » ; nous avons vu le résultat.
Autrement dit Raymond Barre, c’était d’abord un souvenir personnel de jeunesse.
Ils ne sont pas nombreux a pouvoir s’en vanter (ça n’était d’ailleurs pas son cas).
En 1968, il avait dissuadė de Gaulle de dévaluer le franc envers et contre tous les avis « politiques ».
Quand il faut Premier Ministre il a inventė le « parler vrai ».
Par tous ceux qui aujourd’hui lui rendent hommage et célèbrent « ses capacités d’homme d’Etat».
« Ce parler vrai » trop rare et trop absent de la politique depuis des années.
Le contraire de la langue de bois, de la pensée unique, du politiquement correct, tout ce qui a motivė notre engagement personnel et récemment la création de ce blog.
Deux petites phrases dont il est l’auteur justifient plus que tout notre admiration et aujourd’hui notre tristesse.
Formidable vocabulaire pour définir le petit monde mėdiatico – gauchiso- parisien que nous denoncons comme lui depuis toujours.
Ce mot tellement a ete tellement bien trouve que nous l’avons repris a notre compte et nous l’ utilisons depuis lors.
Deuxieme exemple revelateur il a déclarė récemment dans ses mémoires a propos de Chirac, « qu’il n’avait jamais notė chez l’homme, plutôt sympathique la moindre conviction idéologique ».
Enfin pour en finir avec les souvenirs personnels, j’ajouterais qu’en 1988 quand il s’est présentė aux élections présidentielles je faisais partie des 16.53 % de votants qui souhaitaient au premier tour le voir accéder a la Présidence .
Je n’ai pas vote au deuxième tour…..et plus jamais pour aucun deuxième tour des Présidentielles jusqu'à…il y a 4 mois.
Les français a l’époque lui ont préfèrė les deux plus grands dėmago – illusionnistes que la France politique ait génèrė depuis longtemps.
Qui peut dire ce que serait notre pays s’il en fut autrement ?
20 ans après un homme a remis au goût du jour le « parler vrai » et l’idée que les français ne sont pas si bêtes au point qu’ils ne puissent écouter la vérité.
Lui à gagnė tant mieux.
Que sa famille et ses proches reçoivent nos sincères condoléances.