UNE PREMIERE RECULADE
Nous sentions le coup arriver. Depuis quelques semaines la confusion et les hésitations en tout genres étaient la règle dans le dossier.
Nous voulons parler de la déduction fiscale des intérêts payes sur les emprunts.
Le projet tel qu’il est, et qui sera présente au Parlement début Juillet n’a plus grande commune mesure avec les promesses du candidat Sarkozy.
Disons le aussi nettement que cela puisque c’est la vérité.
Pendant la campagne, Sarkozy avait annonce que « les frais financiers d’emprunt immobilier seraient déduits des revenus ».
Système anglo-saxon qui existe aux Etats-Unis depuis toujours a la satisfaction générale, et qui a conduit à une situation ou aujourd’hui 90 % environ des anglais et des américains sont propriétaires.
C’est d’abord Eric Woerth qui se fait « recadrer » par Sarkozy pour s’être interroge, sans doute intoxique par Bercy, sur le fait de savoir si la déduction s’appliquerait à tous les emprunts où seulement a ceux souscrits a partir du 6 Mai.
« A tout le monde » a martelé un Sarkozy agace lors d’un meeting au Havre avant le premier tour, fustigeant au passage les « conservatismes et les blocages ».
Nous pressentions que la résistance n’allait pas tomber comme cela et c’est ce qui s’est produit.
Très rapidement, la presse se fait écho que la déduction ne se ferait plus sur les revenus mais que l’on prendrait 20 % des intérêts annuels déductibles des impôts.
Pourquoi diable faire simple quand on peut faire complique n’est ce pas ?
Mais précisaient « les proches du gouvernement » pour des emprunts de taille raisonnable et des revenus moyens ça ne change rien.
Hormis un cas de figure très particulier, bien sur que cela change et bien sur que c’est dans le mauvais sens pour le contribuable.
Trouvant que c’était sans doute encore trop, le gouvernement discrètement a limite l’exonération fiscale a 750 € par personne a charge.
750 € d’impôt en moins voilà la souris fiscale dont a accouche la montagne gouvernementale.
Reste à comprendre pourquoi et aussi comment la presse laisse-t-elle passer ce coup de prestidigitation pour aboutir a un système très éloigne des promesses initiales ?.
Rappelons que cette mesure fiscale n’avait pas pour but de relancer ou de soutenir l’immobilier, comme le croient de trop nombreux français.
Cette mesure fiscale avait pour objectif de créer du pouvoir d’achat donc a terme de la croissance.
Mais l’objectif numéro 1, c’était de créer de la consommation pour aller chercher ce fameux point de croissance que l’on a perdu sur les autres depuis 15 ans.
par principe tout « tax cut », terme économique pour définir les baisses d’impôts, a pour but de relancer la croissance.
Il est donc curieux que la frilosité l’ait emporte sur l’audace a un moment ou ce point de croissance supplémentaire est une absolue nécessite.
Au delà de la tromperie sur la marchandise c’est véritablement de politique économique dont il s’agit.