LA CAMPAGNE EN QUESTION - 7

Publié le par Patrick Gouverneur

 

Sommes nous plus lus que l’on ne le croit, ou simplement plus anticipatifs dans nos réflexions que la «  grande» presse ?

Alors que l’on a fait état ici à maintes reprises de nos frustations quant au contenu de la campagne, ou a l’absence de questionnement et de débats entre candidats, voilà que deux journaux en même temps sont sur la même ligne.

Le Parisien et le Monde manifestent tous deux dans un registre différent leur agacement sur « les programmes flous » les « discours trop généralistes » allant même jusqu'à évoquer « la frustration des français » qui selon Le Parisien par exemple serait responsable du soi disant important nombre d’indécis.

Nous n’allons pas nous en plaindre .
Mieux vaut tard que jamais serions- nous tenter de leur dire.

Mais alors que nous vilipendons volontiers les médias pour leur passivité et leur complaisance, les deux journaux défendent la profession en disant que c est de la faute aux candidats.

Ce sont eux qui refuseraient les débats que les medias ne demandent pas mieux que d’organiser.

Ce sont eux qui refusent les interviews et qui envoient leur équipe , ou leur entourage face aux journalistes.

Si ils le disent, nous allons considérer que c’est vrai.
C’est d’ailleurs très possible.

Nous avons également dénoncé ici, la suffisance des candidats, et l’omnipotence des stratégies de campagne qui conduisaient les candidats a parler de ce qu’ils veulent et a qui ils veulent, et quand ils veulent.

C’est bien de voir les médias le dénoncer également.

Mais n’est ce pas trop tard ?

En tout cas c’est en le dénonçant qu’ils pourront le cas échéant faire pression sur eux.

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Publié dans Politique

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