LES ENGAGEMENTS QUE NOUS ATTENDONS - Les Institutions politiques (1)
Comme promis, voici le premier grand chantier auquel nous souhaitons que le prochain President de la Republique s’attaque des sa prise de fonction, et pour lequel nous aimerions le voir s ‘engager des a present en temps que candidatCette premiere contribution au renouveau politique et a la rupture pas tranquille du tout que nous attendons, est celui des Institutions Politiques.
Il y en aura 4 autres ( lire plus bas sur le blog Les engagements que nous attendons ).
Ce chantier des Institutions peut apparaître à certains un peu technique, voire théorique ou même encore trop politique. Et par la même pas forcement prioritaire.
De prime abord, nous pouvons comprendre l’objection.
Mais nous vous demandons d’y regarder de plus près, car il nous semble qu’au contraire c’est la base de tout.
De tout changement radical en tout cas.
Quand on veut changer un jeu, changer la mentalité des joueurs, se réconcilier avec le public, qu’est ce qu’on fait ?
On change les règles.
Tout le contraire du football par parenthèse. Mais pas du rugby, qui lui l’a fait et ca marche.
Dans la politique française, il nous semble que c’est pareil.
Les français ont besoin de retrouver confiance dans leurs dirigeants politiques, et pour cela la Republique doit mieux fonctionner..
La rupture annoncée que nous appelons de tous nos vœux, ne doit pas être seulement un changement d’hommes ou de génération. Ca ne doit pas non plus se résumer a quelques décisions techniques ici ou la. Quand bien même seraient-elles justifiées.
Cela doit être aussi un changement de mœurs politiques, un changement profond des comportements.
Tous les candidats le disent, le souhaitent ou le promettent.
Ca tombe bien. On s’en réjouit et on demande qu’à les croire.
Seulement on aimerait bien qu’ils nous disent comment peut on changer de comportement et de moeurs politiques si on ne change pas les règles ?
Pour nous c’est impossible. Le passe l’a prouve.
Regardez par exemple ce qu’il est advenu de l’opposition farouche de François Mitterrand à la Constitution de la 5e République.
Il avait été l’un des seuls parlementaires à ne pas voter pour en 1958.
Il la jugeait « trop personnelle » et « trop présidentielle » …
Une fois au pouvoir, il n’a effectue strictement aucun changement.
Comme par hasard, elle était tout d’un coup devenue très bien.
Rappelez vous les discours au soir des présidentielles de 1995, quand tous les leaders de droite se succédaient sur les plateaux de tele pour expliquer « qu’ils avaient compris le message des français » et qu’ils mesuraient « l’ampleur de la tâche ».
Et que dire de 2002 ou pour une fois abasourdis, et presque sans voix, ils ont mis un petit moment à digérer le choc, pour se reprendre très vite et nous annoncer aussi sec que
« le message est clair », que « c’est une gifle a la classe politique », et bien d’autres belles déclarations du même acabit.
Que n’a t- on pas entendu ce soir la !
Pour quel résultat ?
On a vu …….. Rien bien sur.
Alors pourquoi ?
Parce que nos politiciens sont tous des menteurs ?
Je ne le crois pas.
Essayons meme d’ admettre (faisons un effort…) que nos politiciens ne sont pas tous menteurs, et qu’ils peuvent éventuellement croire à ce qu’ils disent, au moment où ils le disent.
Certains d’entre eux en tout cas.
Humour mis a part, je le crois vraiment. Certains.
S’ils étaient sincères donc, alors pourquoi ne l’ont – ils pas fait ?
Parce que tout simplement dans la politique comme dans le reste, le système reprend très vite le pas sur les individus et leurs bonnes intentions. Même sincères.
Et des lors celles- ci ne durent jamais bien longtemps.
Quand un système naturellement pousse aux excès, encourage les bas instincts et les mauvais comportements, il est très difficile aux hommes d’aller contre.
Tout simplement parce qu’ils sont des hommes.
En 1999 dans mon livre, j’annonçais que l’abstention allait gangrener notre système politique. Nous y sommes. 40 % a tous les derniers scrutins, hormis les Présidentielles. Et les derniers sondages pour 2007 donne 29% au deuxième tour !
15 % soit près de 4 millions de personnes non inscrites sur les listes électorales.
Partant de la, il ne paraît guère contestable de dire que le ou la futur(e) président(e) de la République aura une tache immense.
Par l’ampleur des problèmes à résoudre d’abord, bien sur. Mais aussi pour convaincre ceux qui doutent encore, que la rupture est nécessaire.
Il faut prendre conscience du fait que quoiqu’il arrive en Mai prochain, la majorite des francais en comptant les votes blanc et les abstentions, n’aura pas vote pour le President. Et tres largement.
Partant de la on comprend mieux la difficulte de la tache.
Partant de la on comprend aussi qu’il aura besoin d’avoir des institutions modernisées et performantes qui lui permettent de changer rellement les choses..
Il ne pourra pas se permettre d’avoir en face de lui un peuple non seulement divise politiquement, ce qui est le cas de toutes les démocraties, mais en plus un peuple amer et pour tout dire méprisant a l’encontre de la classe politique.
Ce qui est déjà nettement plus une caractéristique française.
30 % des électeurs qui votent pour les extrêmes.
Des français qui sondage après sondage situent au premier rang de leur opinion négative les hommes politiques.
Il lui faudra inverser cette tendance. Impérativement
Nous proposons par conséquent une reforme profonde (de nouveau la rupture..) de notre fonctionnement politique.
Une reforme en 10 points pour une Republique plus democratique et plus moderne
Pour des commodites de lecture, nous vous presentons aujord’hui les 5 premiers, qui relevent d’une modification de la Constitution.
Nous publierons dans la semaine, les 4 suivantes qui concernent specifiquement la reforme du Parlement.
Et la semaine prochaine la derniere en meme temps que l’analyse que nous faisons de la position des differents candidats sur ce sujet.
Avec le cas echeant justement Les engagements que nous attendons.
1 - Mettre en phase la représentation nationale avec la réalité politique du pays.
En clair changer le mode de scrutin électoral. En y introduisant une dose significative de proportionnelle.
De sorte que le quasi totalité de l’échiquier électoral soit représente.
La France ne peut plus faire l’économie de cette mesure.
Comment peut-on demander aux français d’avoir confiance dans le système et dans leurs dirigeants, quand 30 % d’entre eux au moins ne sont représentes par aucun élu ?
Que le Front national, les trotskistes et autres révolutionnaires de tout poils, ne soient pas représentés a l’Assemblée Nationale est une honte et une stupidité.
C’est une honte car c’est le contraire de la démocratie pour un pays comme la France qui ne perd pourtant jamais une occasion de donner des leçons aux autres.
C’est en plus, une stupidité car il ne faut pas être très malin pour imaginer que ceux qui considèrent que leur opinion ou leurs idées ne sont pas représentées à l’échelon national, s’excluent eux-mêmes du système.
On ne peut pas leur en vouloir. Ils n’ont guère d’autre choix.
C’est cela entre autres qui explique, le mal français qu’est la dictature de la rue.
C’est la conséquence logique du mode de scrutin.
Certes, cette spécificité française qu’est le vote des extrêmes de droite et de gauche a hauteur de 30 % n’est pas très glorieuse. Mais c’est comme cela et les politiques ne peuvent d’autant moins l’ignorer que c’est la conséquence électorale directe de leur action publique et de leurs échecs répètes.
Si 15 a 20 % de français votent Front National depuis 20 ans ca n’est tout de même pas par hasard. Et pas de force que je sache. Ils n’ont pas été conduits dans les bureaux de vote avec une mitraillette sur le ventre, que diable !
De surcroît, cette autre perversité française qui consiste à trier les électeurs en deux catégories, les bons et les mauvais, est insupportable et choquante.
Décréter que les résultats des élections doivent être « modifies » ou « atténues » par un système electoral au prétexte qu’il y a des « élus acceptables » et d’autres qui ne le sont pas, relève ni plus ni moins du terrorisme intellectuel, enfant bâtard et degenere de la pensée unique si chère a mon cœur…
Enfin, faut-il prendre les français pour des imbéciles pour espérer qu’ils ne soient pas choques de voir qu’il y a des élus UDF ou Communistes car leur parti a négocie ses voix contre des sièges, alors que le amis d’Olivier Besancenot ou de Jean-Marie Le Pen eux, n’en ont pas, alors qu’ils recueillent le double de voix a eux deux ?
Faut-il des lors mépriser les français à ce point pour s’étonner, ou faire semblant de s’étonner, que ceux-ci ne respectent pas leur personnel politique ?
Faut-il avoir une sacre dose de culot pour avoir l’air surpris que les français imaginent leur dirigeants au mieux comme des « amis qui s’arrangent entre eux » au pire comme des « tous pourris » quand on a vote, et laisse perdurer ce genre de système ?
Alors oui cette mesure est une évidence et s’impose comme telle a celui ou celle qui entend
« rompre » ou « changer fort » et instaurer une vraie démocratie des temps modernes.
On ne peut pas continuer a exclure « par principe » , ou pire par interet 30% des votants.
2 – Mise en place d’une interdiction formelle et totale de tout cumul des mandats.
Vieux serpent de mer de la politique française, éternelle reforme repoussée sans cesse par les uns et les autres. Lionel Jospin fut le premier à essayer et le dernier à s’y casser les dents.
Quand on dit formelle et totale, ça veut bien dire ce que l’on écrit.
On ne fait qu’un seul job en même temps pour la République.
C’est clair.
Jospin s’y est cassé les dents pour une raison simple, il espérait que les élus allaient le décider eux-mêmes.
Il rêvait le malheureux.
Comme si ils allaient se tirer eux-mêmes une balle dans le pied !
Cette mesure ne sera jamais décidée par les élus. Jamais.
Pourquoi pas organiser des élections chez les fonctionnaires pour savoir s’ils veulent travailler 40h pendant qu’on y est ?
Ou consulter les profs pour leur demander s’ils seraient d’accord pour travailler 46 semaines par an au lieu de 30 ?
Si on y croit, c’est au mieux qu’on est idiot, au pire qu’on se fout du monde.
Non une telle reforme ne peut que venir du Président.
Et elle doit être faite très vite, et comme toutes celles que nous proposons ici, dans les 100 premiers jours de son mandat.
Les 100 premiers jours que Chirac a trouve le moyen de rater avec…82% des voix.
J’entends certains arguments mis en avant par ceux qui s’opposent à une telle mesure, et qui sont recevables.
« Un élu national doit pouvoir conserver une spécificité régionale, voire même une confrontation au réel sur le terrain ».
C’est un argument qui a du sens.
Mais dans l’urgence qui est la notre, et compte tenu de la gravite de la situation, je pense qu’il faut faire des choix. Donc il me semble que ces arguments ne sont pas recevables dans l’immédiat.
Il s’agit d’instituer un renouvellement profond de la classe politique et de ses comportements.
Tout simplement supprimer dans l’élu du peuple l’obsession de sa réélection avec tout ce que cela comporte de démagogie et de populisme.
Il faut un virage net et clair.
3 - Sachant que le but de cette mesure est clairement de renouveler à tous les niveaux la classe politique en insufflant du turn over et de la flexibilité, elle doit s’accompagner d’une interdiction d’effectuer plus de deux mandats consécutifs.
Ce qui évidemment inclue clairement celui de Président de la République.
Une exception à trois mandats, pourrait être envisagée pour les maires. Et seulement pour eux.
Le cumul a 2 mandats portent la durée maximum d’une fonction a 10 ans ce qui est très largement suffisant.
10 ans c’est assez pour agir et changer les choses. Apres, on passe a autre chose. Ou plutot a quelqu’un d’autre.
4 – Instauration par la loi d’un rôle de contrôle du Parlement.
Celui-ci ne doit pas seulement avoir l’obligation de voter les lois, il a aussi pour rôle d’en contrôler l’application.
Formule comme telle c’est du bon sens. Sans doute même pensez vous que c’est déjà le cas.
Et bien non.
Le parlement aujourd’hui sachez le, n’a pas vocation a « contrôler » l’utilisation des fonds publics.
Il a certes pour fonction de voter le budget par exemple.
Mais encore doit-il faire fissa, car aux termes de l’article 47 de la Constitution, L’Assemblée a 70 jours pour examiner le budget.
Pas un de plus.
Au delà le budget passe en force.
Autant dire que cette pantalonnade relève du bâclage absolu.
L’organisme suppose contrôler les finances publiques, le fonctionnement de l’administration et l’utilisation de l’argent public, c’est la Cour des Comptes.
Organisme assez remarquable au demeurant qui essaye cahin caha de faire son travail.
La Cour des comptes publie chaque année un rapport, pourtant rendu public. Chaque annee, c’est un véritable brûlot.
La Cour relève quelques dizaines de milliards d’euros bien sur, gaches au mieux, détournes au pire, par les différents utilisateurs de fonds.
Ses rapports remplissent les tiroirs de l’Elysée et de Matignon, et bien entendu…rien ne se passe.
Pourquoi ?
Car ce sont eux, l’Elysee et Matignon les destinataires, et le Parlement n’a pas d’autres pouvoirs que de poser des questions le Mercredi………..
C’est comme si dans une entreprise le rapport des auditeurs n’était pas transmis aux Conseil d’Administration et aux actionnaires, mais à la Direction seulement.
Dans une entreprise justement, les actionnaires à travers le Conseil d’Administration prennent des décisions, que le management est charge de mettre en place.
Le dit Conseil d’Administration est charge périodiquement d’en vérifier le bon déroulement. Il est aussi charge de contrôler et d’approuver les comptes.
Au besoin avec l’aide d’auditeurs externes.
Ce que nous demandons doncest très simple : que l’Etat fasse comme tout le monde.
Pas plus, mais pas moins.
Le contrôle de l’utilisation de l’argent public doit devenir une priorité absolue !
Cela fait partie des conditions indispensables pour que les Français retrouve une certaine confiance dans la politique.
5 – Redéfinir les rôles respectifs du parlement et du Gouvernement sur un certain nombre de sujets précis en tout cas.
Celui des nominations en particulier.
Cette perversité française qui donne le droit sans aucun contrôle d’aucune sorte au président de la République et parfois au Premier Ministre de nommer ses copains a des postes clef de la République, a quelque chose d’insupportable par son aspect république bananière.
A tel point que dans les salons parisiens on parle des « fromages de la République ».
Et bien disons tout net ces fromages la sentent mauvais.
Au Conseil Constitutionnel, au CSA à un certain nombre de postes clef du même acabit, les désignations du Président et du Premier Ministre devront être approuvées par les 2/3 des parlementaires.
C’est une élémentaire transparence nécessaire. En outre, l’approbation au 2/3 obligera par la force des choses a un « équilibre politique » dans les nominations.
Les 5 autres propositions de Bon Appetit Messieurs..........a suivre
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