VOUS AVEZ DIT TROMPERIE ?

Vous vous rappelez certainement, que le grand objectif du deuxième mandat de Jacques Chirac était la baisse des impôts.
C’est bizarre….C’est peut-être que vous venez de payer vos impôts locaux. ?
Il faut dire qu’ils ont augmenté de 5.6 % sur l’année. Pas mal quand l’inflation est de 1.2%.
Pour vous rafraîchir la mémoire la taxe professionnelle, c’est cet impôt basé, entre autres, sur les actifs d’une entreprise, ainsi que sur sa masse salariale.
C’est cet impôt que le Président Mitterrand avait qualifier « d’injuste », qu’il n’avait hélas pas « eu le temps » de supprimer mais dont le successeur s’était engagé a le faire…. No comment…
Cela dit, la raison pour laquelle la baisse des impôts ne vous a pas frappé, c’est tout simplement parce qu’elle n’existe pas.
Les prélèvements obligatoires (ni plus ni moins que l’ensemble des taxes, cotisations et prélèvements divers) restent stable a un peu moins de 46 % du Produit National Brut. Record d’Europe conservé.
Pour arranger le tout, le transfert des charges effectué par l’Etat au profit des collectivités locales dans le cadre de la décentralisation lancée par Jean Pierre Raffarin, met les régions et les départements en situation financière délicate, malgré de telles augmentations.
Alors bien sur, ressort des eaux profondes ou il s’était momentanément caché, le serpent de mer de la réforme du système fiscal français.
Le Conseil Economique et Social, remarquable institution de la République, qui regroupe indiscutablement des personnalités de grande qualité, doit rendre justement un rapport sur le sujet le 14 Décembre. Dans moins de deux semaines.
Cette pourtant souvent creative institution a hélas l’habitude de publier des rapports dont tout le monde se fout…
Il y a fort a parier que celui ci ne va pas échapper a la règle.
Espérons tout au plus que les candidats à l’élection présidentielle seront destinataires d’une copie.
Car il est extremement probable qu’un rapport remis au Président de la République, a la veille de Noel, et a 5 mois de l’élection présidentielle, finisse dans son tiroir.