CLEARSTREAM, UN VIRUS INFO-POLITIQUE

Publié le par Philippe Dermagne

Clearstream se propage comme un virus informatique : il annihile les systèmes les plus sophistiqués. Un virus, c'est souvent quelques lignes de codes informatiques. Il est pourtant capable de détruire des programmes de millions de pages, celles de notre Histoire et de nos Institutions. L'heure est grave.

En France, c'est l'ensemble du spectre politique qui est infecté et personne n'a l'antidote. S'il faut évidemment souhaiter que le "corbeau-hacker" soit appréhendé dans les délais les plus courts, ce sont le fonctionnement de nos institutions et l'utilisation des services de l'état à des fins honteuses qui sont réellement en cause.
Comment est-il possible que la machine se soit emballée à ce point ? Comment est-il possible qu'un montage abracadabrant de ce genre ait obtenu un tel "score de confiance" auprès des plus hautes instances françaises ? Comment un juge d'instruction (Renaud Van Ruymbeke) accepte-t-il sans réagir de recevoir des lettres anonymes alors qu'il sait qui en est l'auteur (Jean-Louis Gergorin)? Comment expliquer une telle chienlit dans les initiatives, les missions et les rôles des services intérieurs de police ou de sécurité ? Comment un Premier Ministre peut-il être pris en flagrant délit de mensonge par omission (il a prétendu que le nom de Nicolas Sarkozy n'avait pas été prononcé durant un entretien de janvier 2004 avec le Général Rondot) sans être immédiatement remercié par le Chef de l'Etat ? Comment un journal comme Le Monde obtient-il des informations avant tous ses confrères alors même que le secret de l'instruction est une fois de plus et totalement bafoué ? Tant de questions et tant de non-réponses !
Certes la France n'est pas la première grande nation occidentale à être prise dans la tourmente d'un scandale d'état. Mais à la différence de nos amis anglais ou américains qui savent mettre en œuvre leurs institutions pour sauver l'essentiel, la France démontre que les siennes sont malades et usées jusqu'à la corde. Notre pays pourra-t-il attendre un an les élections présidentielles ? Rien n'est moins sûr, mais finalement, cela ne serait peut-être pas un mal de les avancer. Tout le monde serait pris de vitesse et le programme de la Gauche est loin d'être rédigé et fini. Certes, le risque est grand eu égard à la dernière dissolution de Chirac, mais je ne pense pas que la France puisse attendre un an. Elle doit se remette en marche avec à sa tête le seul qui me semble encore crédible. Nicolas bien sûr !

Ph.D. 17 mai 2006

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Publié dans Ca nous a énervé...

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