COTE DU PRESIDENT- LES MECONTENTS DEVIENNENT MAJORITAIRES

Publié le par Patrick Gouverneur

undefinedCa y est.
Nous le pressentions depuis plusieurs semaines.

Avec 48 % d’opinions défavorables contre 45 % d’opinion favorables, c’est la première fois depuis le 6 mai dernier que tous Instituts confondus, la popularité de Nicolas Sarkozy devient négative.

C’est un sondage BVA réalisé pour l’Express et pour Orange qui le révèle.
A dire vrai, nous nous y attendions.

Pour ce qui nous concerne nous avions plus d’une fois mentionné ici que l’impatience des français était à la mesure des problèmes à régler, c’est à dire immense.

Nicolas Sarkozy a beaucoup promis, et répété depuis sans cesse depuis son élection qu’il tiendra se promesses.

La réponse des français est clair : QUAND ?
 

Nous avions indique en novembre que la « pédagogie » du Président nous paraissait insuffisante, car sans pour autant le dire, il laissait sous entendre que l’ensemble des mesures qu’il avait prises ou qui étaient en cours allaient donner des résultats très vite.

Nous avions comme d’autres indique que l’économie a son rythme, et que les premiers effets de la politique présidentielle ne se ferait sentir au mieux qu’a l’été 2008.

Et bien nous y sommes.
Et les français apparemment le comprennent mal, et ont du mal à attendre.
 

Le dynamisme, l’énergie du Président combines à l’ignorance bien connue des français en matière d’économie (il faut dire qu’ils ont des excuses…)  ont certainement laissé à penser que les résultats seraient plus immédiats.

Hélas le processus législatif, les décrets d’application, la mise en place des mesures parfois chaotique (comme les heures supplémentaires), les négociations syndicales nécessaires, sans oublier l’immensité de la tache et le nombre de problèmes à régler, établissent un rythme et la réalité des cycles économiques ne se contourne pas.

 

Nicolas Sarkozy a perdu 10 points d’opinions favorables depuis 2 mois et 6 le mois dernier.

Dans le même temps les « mauvaises opinions » progressent de façon quasiment identique.

A l’arrivée si 80 % des sympathisants de droite restent dans le camp des bonnes opinions, seulement 16 % désormais des sympathisants de gauche sont dans le même cas et plus embêtant 42 % des gens qui refusent de se définir lui restent fidele.

Lā ,est le vrai effondrement.

Nous serions tente de dire que la tendance était prévisible au regard des décalages entre les discours, leur perception et la réalité des faits. Mais si la tendance était sans doute prévisible, son accélération depuis deux mois est indiscutablement forte.

Et deux mois cela correspond quasi exactement au moment ou la vie privée du Président est apparue au devant de la scène.

Nous l’avons regrette ici en insistant sur les gros risques que cette « décontraction » vis a vis de l’opinion faisait prendre au Président.

Et bien nous y sommes.
 

Alors si la volonté de changement de Nicolas Sarkozy est évidente, si son énergie et sa volonté de réussir ne fait pas de doute, et si les directions qu’il fait prendre a la France sont les bonnes, il serait désormais bien inspire d’avoir une approche un peu plus contrôlée, un peu plus « profil bas » et pour tout dire un peu plus respectueuse de l’opinion.

Sinon la zone de turbulence va devenir très sérieuse et les élections municipales qui se profilent pourraient s’avérer être un sérieux avertissement en même temps que l’occasion pour l’opposition politique d’exister de nouveau.

 
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Publié dans Politique

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