LES SOCIALISTES INDECROTTABLES
Certains membres du Parti Socialiste, et avec eux beaucoup d’observateurs de la vie politique, continuent à s’entêter dans une analyse, de notre point de vue complètement erronée de la vie politique.
L’actualite litteraire, au moins celle des socialistes….est a cet egard revelatrice.
Lionel Jospin s’apprête à sortir un livre pour régler son compte (ou ses comptes) avec Ségolène Royal.
Il complète avec son bouquin si l’on peut dire, la rentrée littéraire des socialistes aigris, rentree qui avait débutée avec Claude Allègre (Défaite en chantant), Marie Noëlle Lienemann (Au revoir Royal), Jean-Luc Mélenchon (En quête de Gauche) ou encore Guillaume Bachelay, plume de Fabius (Désert d’avenir).
Tous ces livres ont en commun un point : c’est un réquisitoire assassin contre Ségolène Royal.
Ils en ont un autre c’est celui de reprocher en outre a Ségolène et par la même au PS la ligne politique choisie pour l’election presidentielle.
Pour Jospin, Ségolène n’était « pas taillée pour le rôle » et le PS a commis « l’erreur de la designer ».
L’ancien Premier Ministre insiste au cas on n’aurait pas bien compris sur « ses insuffisances réelles » ou encore « son manque de talent ».
Claude Allègre n’est pas en reste, en dénonçant « le populisme de Ségolène »
Ne s’embarrassant pas de fioritures, Jospin définit la candidate du Parti Socialiste comme une « figure secondaire de la vie politique » qu’il qualifie en outre de « démagogique » et de « populiste ».
Même dans ses pires coups de colère de la campagne, Bon Appétit Messieurs n’est pas alle aussi loin.
Claude Allègre qui pourtant merite mieux que cela, en rajoute une couche. « La force de Ségolène » écrit-il « c’est de penser comme Madame Michu et donc d’être comprise par Madame Michu »
Et en guise d’assassinat de première classe, il ajoute que Ségolène Royal et ses amis politiques « sont des gens dont les ambitions dépassent largement les capacités ».
La ligne politique choisie par Segolene Royal etait vouee a l’echec
S’ils rejoignent leurs « collègues » pour dénoncer une « femme raisonnée mais pas forcement structurée », ils critiquent surtout son positionnement politique.
Pour Lienemann « la candidature de Ségolène Royal est le symptôme le plus evident de la crise de la gauche ».
Pour Mélenchon « il était impossible de gagner avec la ligne que défendait Ségolène Royal ».
Un glissement vers un modèle « démocrate américain » selon ses propres termes , qu’il vomit.
Pour ces deux la, c’est clair leur départ du PS vers ce qu’ils appellent la « vraie gauche » n’est qu’une question de temps.
C’est d’ailleurs dans la logique des choses pour le PS qui ne pourra pas faire sa révolution en continuant à abriter cette aile de gauche extrême.
Pour autant que penser de ces petites phrases assassines et de ce lynchage médiatique « entre amis » du PS ?
Il est quand même fort de café que les attaques les plus violentes contre Ségolène viennent de son propre camp , qui il ya 6 mois encore ne tolérait pas que l’on puisse mettre en doute les capacités et le talent de la candidate socialiste.
Ca n’est pas le moindre des paradoxes d’ailleurs, de voir aujourd’hui Bon Appétit Messieurs « défendre » Ségolène.
Dieu sait que nous n’avons pas été les derniers, bien au contraire nous l’avons dit dės Janvier avec la métaphore Armstrong que l’on nous a tant reprochee… que les limites de Ségolène étaient évidentes.
Mais aujourd’hui, de tels propos venant de la bouche de socialistes n’ont aucun sens.
En fait, ils le desservent, en accréditant l’image dont ses électeurs ne veulent plus, que ce parti n’est plus rien d’autre qu’un centre d’affrontements personnels.
Ce type de propos revient à tirer une balle dans le pied du PS plutôt qu’autre chose.
En plus ils sont improductifs car nous sommes convaincus qu’ils profitent a Ségolène Royal et non le contraire.
Il est l’archétype à lui tout seul des éléphants que tout le monde veut envoyer au cimetière.
Allègre qui vaut mieux que cela, n’en a jamais eue, guère moins que Lienemann et Mélenchon dont le gauchisme fait plus sourire qu’autre chose.
Pour une grande partie de l’électorat de gauche, ces propos sont excessifs donc insignifiants. Ils peuvent même être assimiles a du sexisme ce que n’a pas manque de mentionner illico Ségolène.
Car enfin, que Monsieur Jospin se permette de critiquer les scores de Ségolène quand elle a fait 26 % au premier tour et 47 % au deuxième alors que lui-même a été battu par Le Pen au premier tour ne manque de culot.
Quand Mélenchon et Lienemann affirment que c’est avec une ligne « plus a gauche qu’on aurait pu gagner » cela démontre a quel point les bases mêmes de l’analyse politique leur sont complètement étrangeres.
Nous n’avons eu de cesse de dénoncer pendant la campagne les évidentes insuffisantes et les limites de Ségolène Royal.
En même temps nous avons été presque les seuls à droite, a dire tout haut et fort que 26 % et 47 % était un score inespéré pour Ségolène Royal.
Compte tenu justement de ses dites insuffisances personnelles.
Doit-on rappeler à ces Messieurs Dames qu’un certain François Bayrou a fait 18 % des voix en en prenant sans aucun doute une bonne dizaine à Ségolène ?
Mélenchon veut nous faire croire que Fabius aurait été meilleur candidat ?
De notre point devue Ségolène, au contraire a évité le carnage.
Quand Monsieur Jospin s’est présenté, Bayrou ne faisait que 6 % ce qui ne l’a pas empêché de faire 16 %...
Nous avons dit et répété que 47 % au deuxième tour et 17 millions d’électeurs était un miracle pour Ségolène.
Tous les derniers sondages secrets donnaient Sarkozy à 55 % 48 heures avant l’election .
Elle a évité la débâcle grâce a la mobilisation forte des jeunes au dernier moment.
Car, et cela sera notre conclusion , ces consternantes analyses politiques occultent en fait des elements politiques majeurs.
1 – La droite était majoritaire dans le pays depuis la fin du Mitterrandisme .
Seule l’habileté de la gauche a l’époque, l’aveuglement complice des medias, et la bêtise congénitale de Chirac à pu faire penser le contraire.
La droite dite parlementaire + le Front National a depuis cette époque toujours représente 55 % des voix.
Un système électoral inique et la complicité de Chirac l’a cache longtemps, mais la réalité politique, c’est celle lā.
Et Nicolas Sarkozy pour la première fois depuis les années 80 a eu le talent et la lucidité de le comprendre.
Il a siphonné le Front National et fait 31 % au premier tour.
Les reste des troupes d’extrême droite l’a rejoint au deuxième tour , et 4 a 5 % de Bayrou ont fait le reste.
Alors que Lienemann et Mélenchon ne prennent pas leurs rêves pour des réalités.
Cela n’est certainement pas une ligne plus marxiste qui aurait permis de faire mieux.
2 – Ségolène avait face a elle le meilleur candidat que la droite politique à génère depuis 40 ans.
Imaginez que pour une raison purement hypothétique Villepin ou Chirac ou pire Alliot-Marie se soient présentés pour la droite…….
Jamais un autre candidat de droite, quel qu’il soit n’aurait été capable de siphonner le Front National.
Pire il est meme probable que Bayrou dans cette hypothèse cauchemardesque aurait été au deuxième tour face à Ségolène Royal avec un Le Pen à 17 %.
Tellement consternant qu’il est difficile d’ imaginer que quelqu’un de sérieux a gauche puisse acheter ces bouquins.
Bon Appétit Messieurs vole au secours de la Sego !
Que voulez-vous il faut toujours lutter contre la malhonnêteté et la bêtise.