LA FEUILLE DE ROUTE: Une vraie rupture
Avant de partir prendre quelques vacances qui défraient la chronique…., Sarkozy a souhaite bonnes vacances à ses ministres en leur précisant que « le plus dur les attendait a la rentree».
Attardons nous d’abord un instant sur les vacances presidentielles, car franchement on ne peur pas y resister..
Il va decidement falloir que les français, et surtout leurs journalistes s’habituent à avoir un Président qui n’a pas 75 ans.., qui se met en maillot de bain, qui fait du jet ski avec ses momes et qui ne met pas de cravate quand il est en vacances.
Il faut dire que Sarkozy les accumule…….
Quand on pense qu’il pourrait faire du pédalo dans les gorges du Tarn ! Voir meme du canoe-Kayak en Ardeche….
Il ne va tout de même pas regarder les collèges pour ses enfants en plus !
Chirac lui a attendu 12 ans, et lui ilest invite au bout de trois mois ; il paraît même qu’il va retourner dans le ranch au mois d’Octobre.
Enfin ca n’etait pas le propos du jour, revenons à la rentrée des Ministres .
Le Président et son Premier Ministre François Fillon leur ont adresse une « feuille de route ».
En fait une lettre de mission avec des objectifs précis et un calendrier.
Nous avons pris connaissance de ces lettres qui sont bien entendu publiques.
Celle a Christine Lagarde Ministre de l’Economie et des Finances, celle a Xavier Darcos Ministre de l’Education Nationale et celle a Valérie Pecresse Ministre de l’Enseignement Supérieur.
« Tout au long de la campagne Présidentielle, les engagements ont été pris dans le champ de vos compétences…il va de soi que nous attendons que vous les teniez ».
Apres une liste précise et détaillée de mesures jugées comme indispensables, le Président conclu toujours de la même manière.
« Sur l’ensemble de ces points de cette lettre de misions, nous vous demandons de proposer des indicateurs de résultat dont le suivi sera conjoint ».
Et plus loin, au cas ou ça ne serait pas très clair « Nous ferons le point d’ici un an de l’avancement de votre mission et des inflexions qu’il convient, le cas échéant, de lui apporter ».
Nous avons désormais, qu’on se le dise, des Ministres qui seront juges sur leur capacité à faire évoluer les choses et non plus sur leur capacité « à ne pas faire de vagues ».
Sept pages de mesures concrètes assorties de quelques diagnostics que l’on croirait directement sorti de chez Bon Appétit Messieurs…
« Force est de constater… » Écrit le Président « que 20 % des élèves sortent du système scolaire sans qualification .Les classements internationaux montrent pour leur part que notre école ne tire pas assez vite les conséquences de la bataille mondiale de l’intelligence.
« L’école tarde trop a réagir face aux difficultés rencontrées par les élevas laissant des dizaines de milliers d’élèves accumuler leurs échecs, et entrer en 6eme sans savoir bien lire, et ni écrire ».
Et enfin le florilège car on ne peut pas tout vous rapporter « Nous voulons que les parents soient reconnus responsables de l’Education de leurs enfants et que l’école travaille davantage avec les familles…qui devront être associe aux décisions d’organisation de la vie scolaire »
Mais le bouquet final est page 6 « nous souhaitons que vous mettiez en place un système d’évaluation plus conséquent de notre système éducatif et notamment une évaluation des enseignants sur la base des progres de leurs élèves et non pas sur les méthodes qu’ils utilisent »
Les mauvais profs auraient des mauvais élèves et les bons des eleves meilleurs ? Decidement ce Sarkozy il a l’esprit pervers…
Pauvre Xavier Darcos… nous espérons qu’il va passer de bonnes vacances.
La fusion ANPE – ASSEDIC, la reforme de La Taxe Professionnelle, « lancinant problème »selon Sarkozy, refonte de la Politique Industrielle, audit des politiques publiques sans parler du fameux Small Business Act pour fin 2007.
Et quand on voit le dernier rapport de la Cour des comptes sur l'administration fiscale indique qu'il "est difficille d'analyser la performance d'un service , car on ne sait pas exactement combien de fonctionnaires travaillent dans le service"
Comme audit pour le coup elle est servie...
Et pour finir car nous sommes oblige de passer sur les détails, Valérie Pecresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur va sans doute perdre son joli sourire.
Elle est ni plus ni moins chargée de mettre en place « l’évaluation des établissements d’enseignement supérieur, de la rendre publique en y intégrant comme critere les résultats de l’insertion professionnelle des élèves ».
Pire elle devra « allouer les moyens » aux établissements en fonction de leur évaluation.
Elle n’a le droit qu’à quatre pages seulement mais si elle fait la moitié de sa feuille de route, tous les futurs chômeurs de la fac sont en grève illico.
Vraiment on ne saurait trop que de vous recommander la lecture de ces lettres.
Il leur faut ni plus ni moins mettre en place ce qui n’a pas été fait, mal fait ou même défait depuis 25 ans.
En clair compenser 25 ans de lâcheté politique, de demagogie et parfois de betise en une legislature.
2 – Le consternant et navrant constat que dresse le President n’est pas a proprement parler une surprise.
Mais le voir ainsi écrit noir sur blanc par le Président de la République lui confère un cote officielle et du coup d’autant plus dramatique.
« Alors c’est a ce point la ? » se diront peut-être certains d’entre vous.
Nous espérons du coup que passée la trêve estivale, ces lettres de missions auront droit à une certaine publicité.
Il serait bon que les français sachent que « c’est a ce point la » et que c’est de la dont nous partons.
3- Comme nous le disions plus haut, c’est du jamais vu dans la politique française.
Bien sur car le constat accablant de la réalité est la sans dissimulation et sans hypocrisie.
Nous sommes effectivement très loin du « meilleur du monde » associe a quelque problème national que ces soit par les prédécesseurs……
Mais aussi et surtout parce que pour la première fois les Ministres ont une feuille de route précise, publique, avec des critères d’évaluation et une échéance.
4 – le fonds comme la forme de ces courriers confirment l’obsession du Président « à tenir les engagements ».
Nous l’avons déjà dit et re dit, mais nous ne pouvons que le répéter, c’est une première.
5 – A part peut-être de Gaulle en 1958, je ne vois pas un Président élu s’étaient a ce point préparé a gouverner.
Pourtant, Pompidou, Giscard et Chirac étaient issu du pouvoir, donc au fait des réalités.
Pourtant à chaque fois la mise en place du Président de sa politique prenait un certain tempsd’adaptation et de mise en route.
Je crois que ce pouvoir, comme jamais a prépare, pense son action depuis des mois.
En tout cas les orientations sont claires dans la tête du Chef, les priorités sont connues de tous et la gravite de la situation le conduit à mettre la pression.