Clearstream rattrappe Villepin
Dominique de Villepin doit maudire Philippe Rondot. Le Général « expert en espionnage » et inspirateur de nombreux SAS, à la manie de prendre des notes et de les classer.
Ce qui est tout de meme curieux pour un expert en espionnage….
Il avait pourtant prudemment pris soin de les effacer de son ordinateur avant de se rendre à l’époque chez les juges d’instruction.
Hélas pour lui et l’ancien Premier Ministre, la technologie aujourd’hui permet de « faire parler » les ordinateurs même quand les documents sont effacés.
L’analyse de l’ordinateur du bon Général est apparemment sans appel.
C’est bien Villepin qui aurait donné conseil a Jean Louis Gergorin (son ancien supérieur hiérarchique mais néanmoins collègue rappelez vous) de transmettre les fameux listings de la banque Clearstream au Juge Van Ruymbeke afin de « balancer Sarkozy ».
Pire, cette manipulation sordide aurait été faite « sur instruction de l’Elysée » toujours selon les notes de Philippe Rondot.
Voilà un scoop qui n’en n’est pas un pour Bon Appétit Messieurs, puisque c’est exactement la conclusion a laquelle nous étions arrivés a la suite de notre longue enquête sur l’affaire Clearstream (voir nos articles).
Mais en être convaincus est une chose, le prouver en est une autre.
Les Juges, Henri Pons et Jean Marie Huy manifestement tenaces ont semble-t-il réussi a le faire.
Du coup le Général Philippe Rondot qui vient d’être entendu une dizaine d’heures par les deux juges va sans doute inaugurer une série d’audition de tous les protagonistes de l’affaire.
Jean Louis Gergorin devrait suivre rapidement ainsi que son ex employé Imad Lahoud.
Puis viendra sans aucun doute le tour de Villepin qui devra expliquer pourquoi sous serment et sur procès verbal il a affirme le contraire de ce qui apparaît aujourd'hui.
Les deux juges doivent en saliver d’avance tellement Villepin (et Alliot Marie d’ailleurs) s’était foutu d’eux a l’époque.
Nous l’avion largement souligne ici.
Il semble donc que l’affaire Clearstream soit loin d’être finie pour les manipulateurs d’une tentative d’assassinat politique de Nicolas Sarkozy.
Mais comme cette affaire est vraiment tordue, les notes de l’ordinateur de Philippe Rondot indiquent aussi que Nicolas Sarkozy, (Ministre de l’Intérieur et Responsable des Services Secrets, rappelons le) savait parfaitement ce qui se tramait contre lui depuis l’été 2004.
Nous ne disons pas autre chose nous même.
Son indignation et sa « surprise » était donc tout à fait feinte.
Ce qui ne devrait sans doute pas l’être en revanche c’est la joie extreme qu’il avait a sieger chaque Mercredi en Conseil des Ministres avec Chirac et Villepin dont il savait qu’ils cherchaient a le salir…
Ambiance sympa entre collegues… c’est vrai c’est tout de meme plus agreable de travailler avec des gens avec qui on s’entend bien…..
En tout si certains se posent encore la question pourquoi Nicolas Sarkozy ne se donne pas beaucoup de mal pour « recaser » l’ancien Premier Ministre, et bien maintenant vous savez.
Et c’est peu probable que ca change…
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