EDUCATION NATIONALE - Voila deja une piste

Publié le par Patrick Gouverneur

  • Le constat est connu.
    Sans doute pas de tout le monde mais de tous ceux qui veulent bien s’y intéresser.

  • L’Education Nationale est une tragédie absolue.
  • Un élève sur 7 quitte le CM2 sans maîtriser les bases du calcul...

    En lecture, la France est désormais (toujours pour les CM2) classée au 18ème rang mondial derrière entre autres la Bulgarie ou la Lituanie……

    160 000 jeunes quittent le système scolaire chaque année (sur une classe d’age d’environ 950 000)

    40 % d’entre eux au bout de trois ans sont encore au chômage.
     

    Ne parlons pas des universités ou c’est encore pire .

    4 universités françaises seulement sont classées dans les 100 premières mondiales…

    Les droits d’inscription sont ridicules, mais les locaux et les conditions de travail une honte pour la France.

     

    Pour ceux qui douteraient de la dégradation de l’enseignement une démonstration absolue.

    En 2000 l’Association Sauver les Lettres a fait passer a des élèves de Terminale une dictée du Brevet des Collèges de 1988.

    25 % ont eu 0.
    Depuis c’est pire. En 2004, la moitié a eu 0.
     

    En Février 2007 Danielle Manesse, prof à la Sorbonne a publié un rapport indiquant qu’un élève de 5ème a aujourd’hui le niveau d’orthographe d’un CM2 de 1987…

    Vous en voulez encore ?
     
     

    Alors, voila le « chantier prioritaire » auquel s’attaque le Président.

    Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a de quoi s’occuper.

    Bon Appétit Messieurs suggère une première piste qui nous semble être la clef de  voûte de tout le système Repenser les programmes:

     
    1. Ils sont archaïques et déconnectés de la réalité d’aujourd’hui.
    2. Ils font carrément l’impasse sur des aspects essentiels de l’environnement du 21ème siècle (informatique, instruction citoyenne …anciennement civique).
    3. Ils sont trop ambitieux (c’est notre avis) et trop lourds (c’est l’avis des profs).
     

    Les deux premiers points ne sont pas considérés comme acquis par la majorité des profs.

    La guerre des anciens et des modernes fait toujours rage entre les adeptes de la formation « intellectuelle » et de la formation « citoyenne ».

    Querelle de mots sans grands sens d’ailleurs puisqu’à l’arrivée la quasi totalité des élèves est ignorant.

    Et bon nombre d’ente eux demotives par ce qu’il considerent comme   « ininteressant »

    Passons…
     

    Le troisième en revanche, la lourdeur des programmes est régulièrement dénoncée par les profs.

    Alors profitons en les mettant a plat puisqu’ils en sont d’accord.

     
     

    L’efficacité d’un enseignement est un difficile équilibre entre qualité du prof, nombre d’heures dispensées et contrôle de son assimilation.

    Dans le cas de la France chacun peut mesurer avec sa propre famille, qu’il y a une inadéquation complète entre les programmes en termes d’objectif de connaissance et la réalité, c’es à dire ce que les élèves savent vraiment.

    Par comparaison avec d’autres pays il nous semble évident que le point faible de notre système ce sont les contrôles.

    Il n’y en a pas assez et ils sont biaises.

     
    Ils sont biaises car leur but est fondamentalement d’eliminer.

    Quand le meilleur eleve de la classe a 14 :20 et encore… et que la grosses moitie des tetes blondes ont en dessous de la moyenne….il y a un probleme.

    -         Soit le prof est mauvais

    -         Soit un malheureux hasard statistique a fait qu’il a herite de 25 cretins d’un coup et que seuls 2 ou 3 sont normaux

    -         Soit le sujet du test ou du contrôle etait trop dur par rapport au niveau des eleves

     

    Comme la deuxieme hypothese est fort improbable, on peut raisonnablement considerer les deux autres comme tres plaisibles.

    Et plus probablement encore un combine des deux ;

    Il est donc tout de meme extraordinaire que face aux « resultats d’ensemble catastrophiques  », les profs ne remettent jamais en cause ni leur enseignement ;;ni le contenu

     

    Il n’y en a pas assez. Les profs pourtant, théoriquement payés pour cela, rechignent.

    « Nous n’avons pas le temps, il faut finir le programme » disent-ils.

    Argument en grande partie recevable.

     

    D’autant qu’ils ne sont pas évalués sur la qualité de leurs élèves mais sur leur capacité à « finir le programme ».

    Les fins d’années sont meme folkloriques .

    Les profs s’absentent ou organisent des jeux en disant « nous avons fini le programme ».

     

    Le cercle devient vicieux quand on sait qu’avoir fini le programme est une chose mais si les élèves n’en n’ont pas assimile la moitié cela ne sert à rien.

     
    Pour casser le cercle (vicieux), une seule solution.
     
    Alléger les programmes en quantité et surtout en objectif.
     

    Dégager des heures qui permettent d’en contrôler l’assimilation. En clair les controles.

    Mais pas dans le but « d’orienter »  les eleves , mais dans celui  , quand ils sont decevants de s’attarder voir de revenir sur des notions basiques non assimilées.

     

    Ne pas commencer par cela, c’est aller dans le mur sur toute autre réforme qui des lors relève de mercure au chrome sur une jambe de bois.

    C’est d’ailleurs ce qu’on a fait depuis 25 ans avec le résultat consternant que l’on a vu plus haut.

    C’est un peu comme si le Parti Socialiste se déchirait pour désigner son Secrétaire General avant même d’avoir réfléchi à son programme.

     

    Hypothese je vous le concede tres improbable……

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Publié dans Société

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A
Le bon sens est parfois rafraichissant.....<br /> Que les profs vous entendent.....
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J
Tellement vrai!!!! LE BON SENS ELEMENTAIRE C'EST PARFOIS RAFRAICHISSANT;;;Bravo....
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