HEURES SUPPLEMENTAIRES DEFISCALISEES....Pourquoi est ce si complique?
« Celui qui travaille plus doit gagner plus ».
La profession de foi martèlée par Sarkozy pendant sa campagne se matérialisait dans son esprit par deux mesures simples :
- le paiement des heures supplémentaires se fera sur la base de + 25 %
- et elles ne seront pas assujetties a l’impôt.
Ni sur le revenu pour le bénéficiaire, ni sur le social pour l’employé et l’employeur.
Nous parlons d’impôts de manière une fois encore à rappeler que les « cotisations » et les « charges » sociales sont des impôts.
Depuis une dizaine de jours, que le gouvernement essaye de mettre en musique cette mesure, toute une série d’objections diverses et variées se font jour, alors même que pendant la campagne tout semblait une évidence.
Ils sont pour le partage du temps de travail et contre la rémunération au mérite.
Encore faut-il le dire aussi clairement que cela, et ne pas utiliser des alibis techniques pour habiller ce qui est purement idéologique.
Pour ne rien vous cacher, quand on a quitte le code du travail français depuis des années elles sont difficiles a comprendre.
Objection # 1 : Quid des salaries a plein temps partiel ?
Si un employeur avait besoin d’un salarie a temps partiel plus longtemps…., il serait salarie a temps plein !
Il est donc peu probable dans la « réalité des faits » notion qui semble continuer a échapper aux énarques qui n’ont toujours pas mis les pieds dans une entreprise…. que l’on propose a un salarie a temps partiel de faire des heures supplémentaires (ils sont près de 4 millions quand même).
Il me semble qu’un employeur le proposera d’abord a un salarie a temps plein mieux forme et plus expérimente.
Me semble-t-il......
Si tente que cela ne soit pas le cas, pour des raisons liées a l’individu, et alors ?
Un salarie a temps partiel ne peut être que ravi d’avoir des heures « complémentaires » (c’est le mot) paye a plus de 25 %.
Nous avons dit précédemment que l’instauration d’heures supplémentaires payées tuait de fait le R.T.T.
Des lors que l’on considère que l’entreprise et le salarie sont « libres » (mot tabou en France) de négocier comme ils l’entendent je ne vois pas ou est la difficulté.
Si un cadre préfère voir ses heures supplémentaires, ou plutôt ses journées supplémentaires, rémunèrees en R.T.T., pourquoi pas !
Si un cadre ne veut pas de vacances, et nous l’avons déjà dit veut de l’argent pour faire face à des achats ou est le problème ?
Aujourd’hui une entreprise peut « légalement » demander a un salarie de faire des heures supplémentaires dans la limite de 220 heures par an.
Comme toujours, avec nos lois si bien « pensées » la réalité est totalement différente.
Les employeurs évitent comme la peste des heures payées + de25 % + charges sociales.
Il me semble que c’est très exactement cela l’esprit de la proposition de sarkozy.
Supprimons ce quota de 220 heures qui est sans intérêt puisque personne ne l’applique, et laissons sur la base du volontariat les gens faire ce qu’ils veulent.

Alors lâ, a moins que je n’ai un problème préoccupant de raisonnement…., cela me paraît d’une stupidité confondante.
Ces « nouvelles heures supplémentaires » ne feront pas l’objet de recettes fiscales pour l’Etat.
En quoi cela lui coûte quelque chose puisque aujourd’hui elles n’existent pas.
Le nombre de gens qui font des heures supplémentaires payées 25 % de plus, et soumises à l’impôt est quasi inexistant.
En quoi donc l’Etat peut-il « perdre » quelque chose ?
Le fait que l’argent de ces « nouvelles heures supplémentaires » circule uniquement entre les entreprises et le salarie représente au pire un manque a gagner.
On ne perd que lorsque l’on supprime quelque chose qui existait.
Toutes ces objections dont encore une fois je ne vois pas bien la justification, sauf a imaginer qu'elles relevent du savonnage de planche syndicalo-enarquo-gauchiste......... me semblent révélatrice d’un mal français.
L’obsession d’avoir des lois et des règles pour tout le monde.
Sans tenir compte de la personnalité des gens, de leurs souhaits personnels, de leur situation familiale, de leurs contraintes budgétaires.
Nous avons l’impression que l’on cherche en permanence un égalitarisme à la soviétique.
Tous les chefs d’entreprise ou cadres dirigeants avec lesquels j’ai parle depuis deux semaines disent tous la même chose ; « Bien sur que je suis partant sur ce système, et la grande majorité de mes employés aussi ».
Autre fantasme qui n’est pas nouveau de la part de nos élites est de partager l’égalitarisme la encore au niveau des entreprises.
En « négociant », en discutant et en s’arrangeant avec ses employés.
C'est vraiment si "complique"?