LA FRANCE A ENFIN UN PILOTE DANS L'AVION
La France a un patron.Le Président qui préside, soi disant au dessus de la mêlée, à l’abri de son Premier Ministre, c’est termine.
Le Président « qui n’est pas au courant » a qui « on a pas fait remonter l’information », c’est termine.
En réalité si certains pensent que Sarkozy est trop expose, c’est tout simplement que nous avions perdu l’habitude, contrairement à d’autres pays d’avoir un Président qui dirige et qui est responsable.
Mitterrand, lui qui était tellement oppose à la Constitution avant d’être élu…et Chirac ont applique la « lecture » qui les arrangeait.
Son obsession a répéter qu’il « tiendra ses promesses » est impressionnante.
Comme si il savait, comme si il sentait, qu’au fond, les français tellement trompes dans le passe, sont tenailles par le doute.
J’ai eu l’occasion d’évoquer déjà le scepticisme des français qui, l’euphorie passée disaient : « il n’y arrivera pas ».
Comme si la volonté et la sincérité n’étaient pas en cause mais en « France c’est impossible ».
La raison d’ailleurs pour laquelle il « s’expose » autant, nous pouvons la deviner, car ne nous y trompons pas il n’est pas un novice de la politique, il sait parfaitement les risques qu’il prend ,électoralement parlant.
Non la raison pour laquelle il prend en main personnellement les dossiers, c’est qu’il sait déjà que si il ne le fait pas, effectivement « il n’y arrivera pas ».
Premier dossier, premier exemple . la déduction fiscale des intérêts d’emprunts immobiliers.
Priorité de Sarkozy qui en 8 jours a peine est devenue une cacophonie totale.
Le petit jeu des administrations ne va pas commencer a-t-il dit en termes a peine voiles.
Il a dénonce les « archaïsme administratifs » et les « conservatismes, les corporatismes et les féodalités de toute sorte qui depuis si longtemps paralysent l’action de l’Etat »
Résultat il indique dans le même discours que cela sera comme ça et pas autrement.
Ces administrations truffées d’énarques ont trop longtemps capte le pouvoir au détriment de politiques qui cherchaient surtout a ne pas faire de conneries et s’enfonçaient dans la lâcheté.
Eric Woerth qui était en train de se faire bouffer par « Bercy » s’est paraît-il fait « souffler dans les bronches » par Sarkozy personnellement.
Nous avons assez les uns et les autres dénonce l’énarchie gangrenant la France pour ne pas se réjouir de voir ces gens la se faire mettre au pas.
Et cela n’est certainement pas fini, car la résistance, nous vous le confirmons, s’organise.
Illico après que le Président ait mis les choses au point, le lendemain ça recommence.
Mais plus personne ne se mouille en attendant les arbitrages du Président.
Evidemment le PS qui doit noyauter Bercy fait des gorges chaudes sur « l’incertitude » des projets.
Il est vrai qu’une limitation a 20 % par exemple des revenus serait très éloignée du système américain et même des promesses électorales.
En revanche si c'est des impots et reversee a ceux qui n'en payent pas c'est tout autre chose...
Mais cela est révélateur de l’archaïsme des administrations qui des qu’elles sont face a une reforme poussent des cris de vierges effarouchées.
Sarkozy n’a donc pas le choix. Si il veut « tenir ses promesses » il doit faire avancer les dossiers lui-même et surtout vérifier que derrière ça suit et qu’on fait le boulot.
Il a constitue un cabinet autour de lui a l’Elysée charge de suivre les dossiers.
Autre dossier révélateur : le service minimum.
Nous avions manifeste nos inquiétudes sur la tournure que prenait l’affaire.
Date butoir fixée à la fin de l’année, sous traitante de la négociation dans les mains des « partenaires sociaux » et pire, mis en place du système par les Régions.
Vous imaginez par exemple la Présidente de la Région Charente Poitou mettre en place le service minimum ?
Aujourd’hui Mercredi, correction de tir. François Fillon a annonce une loi cadre en Juillet.
Une loi tout court aurait été mieux, mais c’est déjà mieux que l’eau de boudin qui allait sortir des « consultations »
Notre enthousiasme ne veut pas dire une approbation aveugle. Il ne fera pas tout bien, et il ne fait déjà pas tout bien.
Mais il n’empêche.
Un pilote dans l’avion c’est rassurant.
Souhaitons d’ailleurs que le Commandant de bord Sarkozy ne relâche pas la pression, car nous sentons bien qu’il ne faut pas grande chose pour bloquer la machine et que du coup « il n’y arrive pas ».