LA TVA SOCIALE - Pas si compliquee que ca...mais est ce la solution ?

Publié le par Patrick Gouverneur

 

Profitons du désert médiatique sur le contenu des programmes pour revenir sur un sujet qui aurait pu, voire qui aurait dû être un des grands débats de cette campagne et qui comme bien d’autres est passé aux oubliettes.

Nous voulons parler de la TVA Sociale.

Que se cache-t-il derrière ce vocabulaire complique pour beaucoup et que les uns et les autres se sont bien gardes d’approfondir ?

En réalité un concept tout simple.
Le constat de base est évident et connu.

Les régimes de protection sociale generalisee en France sont chroniquement déficitaires.

En l’espèce nous parlons de allocations familiales et des remboursements maladie.

Actuellement ils sont finances pas les cotisations sociales , dont on ne répétera jamais assez que ce sont des taxes puisqu’elles sont obligatoires.

Et par les charges patronales, qui sont régulièrement occultées, (on fait en sorte que) bien que largement supérieures aux cotisations employés.

Pour eux qui aiment faire des comparaisons avec les autres pays, sachez que la maladie en France coûte 16 % des salaires (employeurs + employés).

L’idée est de baisser, voire supprimer ces taxes assises sur les salaires pour les remplacer par un pourcentage de TVA, actuellement 19.6 %,  supérieur.

Les avantages sont évidents.

Une baisse significative du coût du travail entraîne une meilleure compétitivité des entreprises, donc de la croissance, c’est a dire de l’emploi, et par conséquent de la consommation qui elle même génère de la croissance.

Cercle vertueux bien connu, où plutôt qui devrait l’être si on voulait bien l’expliquer au français…..

La raison pour laquelle les choses ne sont pas si simples c’est que si l’on augmente la TVA, la consommation va baisser et donc la croissance aussi.

C’est le cercle vertueux à l’envers.

Donc cela n’est pas si évident et l’avis des experts est d’ailleurs très partagé.

Pour ne pas dire majoritairement très réserves.

A commencer par le Medef qui devrait pourtant sauter sur cette aubaine. Ce n’est pas le cas.

Vous connaissez la règle dans notre cher hexagone. Quand cela est complique, on fait faire un rapport, cela prend 6 mois et hop on enterre le dossier.

C’est ce qui s’est passe avec un rapport de Bercy de Mai 2006…
On imaginait que la campagne allait réactualiser le dossier. Tu parles
Un peu évoque par Ségolène pendant un moment, et puis fini.

Pour prendre position sur le sujet, nous dirions que la TVA sociale  a un inconvénient majeur à nos yeux , elle ne s’attaque pas à la racine du mal.

Les français dépensent trop de soins, en particulier de médicaments et les allocations familiales sont trop généreuses. Tout le monde le sait.

Transférer le financement d’une taxe a l’autre ne resoud donc rien.
C’est un système parfaitement « socialiste » dans l’esprit.
Plus on est riche, plus on consomme, donc plus on paye. Et inversement.

Mais c’est déjà vrai avec le système des cotisations assises sur les salaires.

En outre tout le monde n’est pas salarie, ce qui a engendré une tripotée de régimes spéciaux qu’il faudrait supprimer.

Pas simple donc, ce qui motive d’ailleurs les réserves des spécialistes.

Nous sommes pour notre part plutôt partisan d’une diminution des taxes sociales (employé + employeur) compensées par une diminution des prestations.

 

Les allocations familiales par ne devraient pas être versées au delà d’un certain revenu.

Et les médicaments de base et de confort ne pas être rembourses selon les mêmes critères

 

Chacun sait que pour beaucoup de mères de famille, les allocations familiales ne servent pas à acheter de la viande aux enfants…. mais plutôt à vérifier que la carte de crédit marche toujours dans les mall…..

Autrement dit il s’agit d’un petit bonus qui n’a pas un caractère vital, et qui pourrait donc être supprime pour les plus favorises.

Quant à l’aspirine, somnifère divers, anti inflammatoires, et autres médicaments de base à quelques euros la boite, on pourrait imaginer que les revenus décents puissent se les payer.

A fortiori avec la généralisation des génériques.
Comme aux Etats-Unis ou ils sont au supermarché.

On pourrait mettre en place aussi pour les revenus « moyens » un système de franchise, conduisant a ne pas rembourser a 100% mais partiellement seulement.

Ces pistes permettant d’agir sur les dépenses ce qui , qu’on le veuille ou non est le vrai problème.

 

Reste une troisième solution possible, qui pourrait être retenue, et qui est celle que l’on appliquée depuis 25 ans.

Ne rien faire du tout.
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Publié dans Economie

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