LA CAMPAGNE EN QUESTION - 8 - LE MOINS QU'ON PUISSE DIRE, C'EST QUE CA NE S'ARRANGE PAS.

Publié le par Patrick Gouverneur

Pour ce qui nous concerne à Bon Appétit Messieurs qui passons notre temps à nous interroger sur le « contenu » véritable de la campagne, depuis quelques jours, nous sommes servis !

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cela ne s’arrange pas.
On frôle l’insulte !
Ségolène a traite Sarkozy de «  menteur ».

Celui-ci lui reproche de l’avoir qualifie « d’ignoble », ce qu’elle réfute totalement.

Et elle lui reproche de l’avoir « insultée ».

Deux jours avant Sarkozy s’inquiétait du « stress qui devait l’habiter » quand la madone socialiste se préoccupait de savoir si le Président de l’UMP n’était pas en train de « perdre ses nerfs ».

Tout cela est quand même d’un niveau consternant.
Et hélas révélateur de ce que nous disons depuis un moment.

La campagne (au niveau des arguments bien sur) tourne en rond. Elle est même pour tout dire d’une tristesse absolue.

Il faut bien pour autant « occuper le terrain médiatique » alors tous les coups sont bons.

Mais franchement tout cela est affligeant!

Nous sommes ni plus ni moins arrive à ce que nous craignions plus que tout, la victoire absolue du marketing.

L’image, l’image et encore l’image.
Le contenu mis au rencart.

Dans la même semaine, nous avons le droit à trois conférences de presse des trois principaux candidats pour présenter un programme…

Que l’on connaissait déjà.
Formidable !
Quelle campagne !

Sarkozy n’approfondit en rien son programme économique et nous affirme qu’il est « crédible » sans évidemment nous en donner la moindre preuve.

Bayrou continue de décliner ses bonnes intentions, en occultant totalement sa capacité à les mettre en œuvre, et d’indiquer avec qui il va gouverner.

Et Ségolène la meilleure des trois en ce moment, verse dans l’agressivité après nous avoir dit et répète qu’elle ne le ferait jamais !

Navrant !
Navrant est le seul mot qui vient à l’esprit.
Bien entendu, la première question est pourquoi ?
La réponse est simple, conforter son électorat.

Agresser Sarkozy est un « bon plan » pour Ségolène et l’inverse est sans doute vrai également.

C’est surtout un bon plan pour les militants ou les électeurs fanatiques et convaincus a 100 % .Ceux la  sont heureux.

C’est ça ce qu’ils attendent.

Pour les autres, ceux qui font réellement l’élection nous pouvons en douter.

Eux ils aimeraient sans doute connaître les détails et la crédibilité du programme économique de Sarkozy ?

Zappe.

Ils aimeraient sans doute avoir quelques précisions complémentaires sur le financement du programme de Ségolène ?

Pas question, on n’en parle pas.

Ou bien encore savoir avec quelle majorité et comment le futur Président Bayrou va-t-il gouverner ?

Oubliez ça messieurs !
La croissance, la capacité du pays à rebondir ?
Anecdotique.

Les petites phrases à la limite de la ceinture, c’est nettement plus passionnant.

 

Portant pour prétendre « gouverner autrement » peut-être faudrait-il commencer par faire campagne « autrement » que diable.

Au contraire, c’est comme si les vieux réflexes étaient de retour, on commence donc par faire plaisir a son propre camp d’abord.

Sarkozy a-t-il raison de jouer a ce jeu la ?
C’est peu probable

Il est depuis des mois le champion de la « crédibilité » et peut-être aussi du « autrement ».

Alors descendre à ce niveau de campagne ne nous semble pas être « son » intérêt.

Bien au contraire.

Dans la foulee, son refus purement tactique de participer aux débats proposes par les deux autres ne l’honore pas.

Idée un peu surréaliste d’ailleurs que d’organiser ce débat sur internet.
Mais être le seul à refuser est un peu dérangeant.
Il n’a pas tord sur le fond, cela serait sans douteux temps perdu.
Sur la forme, en revanche, cela nous paraît être une erreur.

Mais tout de même, de constater que les teles à 3 semaines du scrutin sont incapables d’organiser trois débats avec 4 candidats chacun est tout de même triste.

Et révélateur.
 

Alors ces comportement des uns et des autres vont ils être sanctionnes par les électeurs ?

Rien n’est moins sur.
On a l’impression avec les derniers sondages que les positions sont figées.

Les variations d’un jour à l’autre et d’un Institut à l’autre, sont très faibles.

Il est à craindre qu’il ne se passera rien.

Nous sommes donc réduit à attendre le deuxième tour pour avoir un début de vraie campagne.

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Publié dans Politique

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