Moins de 5.000 lycéens dictent leur loi. Formidable !
Xavier Darcos a donc reporté à la rentrée 2009-2010 la mise en œuvre de sa réforme du cycle de l'enseignement aux lycées, notamment la classe de seconde. C'est déjà regrettable au plan politique, c'est surtout navrant pour l'éducation de nos enfants.
Faite pour permettre aux lycéens de mieux s'orienter en rationalisant leurs choix, cette réforme ne passe pas. Orientation, choix...c'est précisément l'argument que ces trublions immatures invoquent pour rejeter la réforme. Stupide ! Ubuesque !
Il est probable que mon Ami Patrick Gouverneur réagisse vertement sur le sujet.
Des lycéens en grève, une aberration sociétale
J'ai toujours trouvé étonnant que des enfants adolescents de 15 à 18 ans puissent défiler, en revendiquant quoi que ce soit à propos de l'enseignement qu'ils doivent suivre.
Ils ne savent rien, n'ont aucun des éléments d'informations objectifs suffisants pour juger, n'ont par définition aucun recul et 99% d'entre eux ne savent pas ce qu'ils veulent faire plus tard.
Ignorant le but, ils ne peuvent prétendre connaître le chemin !
Dans ces conditions, comment est-il possible que la société dans son ensemble leur permette de descendre dans la rue et de faire grève. Faire grève ! Des lycéens qui font grève ! Le concept est surréaliste de permissivité.
La posture irénique du Ministre Darcos est dictée par la volonté de prudence du Président
Sarkozy. Celui-ci n'a pas envie de voir la rue s'enflammer en cette période déjà délicate. Nous pouvons le comprendre et l'admettre; les syndicats qui poussent seraient bien capables d'avoir cette inconscience, CGT en tête.
Ce qui est grave et alarmant, de mon point de vue, n'est pas le recul, c'est son origine génétique : notre société française s'avère incapable d'affirmer et de s'imposer une discipline universelle sur un tel sujet, au-delà des clivages politiques.
Des ados pris en otages et manipulés par des adultes
Nous savons tous que pour certains lycéens, une bonne grève est la meilleure des occasions pour rigoler et "foutre le bordel".
Mais derrière ce côté sympathique, nous savons aussi que certains syndicats de professeurs jouent les agitateurs patentés.
Il est d'ailleurs permis de se demander pourquoi certains sont masqués sur cette photo !

Dans un contexte heureusement moins dramatique, ces jeunes me font penser aux enfants-soldats armés de kalachnikov en Afrique.
Certes, cette analogie passera pour outrancière, mais il est profondément inhumain et révoltant de voir ces adolescents sous la coupe d'adultes, de surcroît professeurs, dont les préoccupations sont à mille miles de la réforme.
Des lycéens syndiqués qui ne représentent absolument rien.
L'UNL (Union Nationale Lycéenne) déclare 6.000 adhérents. Parions que c'est au mieux la moitié, soit 3.000 jeunes ultra politisés. Quant à la FIDL (Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne) il est impossible de d'en estimer le nombre de membres; dans tous les cas inférieur à l'UNL.
Nous pouvons donc estimer que le nombre total de lycéens syndiqués est inférieur à 5.000. Sur les quelques 2,2 millions de lycéens (dont 719.000 élèves en lycées professionnels), nous obtenons le ratio de représentativité stupéfiant de 0,022% ! Autrement dit, rien !
Un principe universel et intemporel
L'élève qui doit dépasser le maître tel est l'objectif et la fierté de tout système d'éducation digne de ce nom.
C'était vrai il y a trois mille ans, cela l'est à jamais.
Mais quand un professeur manque à ce crédo en poussant ses élèves à revendiquer, il se détruit lui-même. Plus grave encore, il déstructure l'esprit de ceux qu'il a mission d'éduquer.
Bref, vous savez quoi ? J'ai envie de sortir ma boite à claques, en remettant immédiatement ces crétins sur les bancs de leurs chers lycées. Mais c'est impossible et c'est bien là le problème de fond.
Voilà pourquoi les intéressés me classeraient immédiatement dans la catégorie des vieux cons.