UN G20 INCOMPLET
C'est certain, remettre les systèmes et nos économies en ordre de marche est une priorité. Pour se faire, souhaitons que les orientations prises à Washington ce weekend fussent les bonnes. Mais, mais, mais....
Ce sommet n'a donc abordé que les aspects du traitement financier de la crise.C'est courte vue ! Rien n'a été officiellement dit ou écrit sur un point majeur : le rééquilibrage entre le Nord et le Sud. Ce sommet n'était-il pas une occasion unique d'en profiler l'ébauche, au moins au niveau des intentions ?
"Sommet des Marchés Financiers et de l'Economie Mondiale"....un titre qui annonçait hélas clairement la couleur !
Questions
Qui pourrait affirmer que les tensions qui règnent entre les peuples et les nations des deux hémisphères ne sont pas une dérivée de la défaillance du système libéral ?
Qui pourrait oser dire que, derrière la crise financière, ne se trouve pas en filigrane les jalousies et les haines du Sud vis-à-vis du Nord ?
Comment soutenir que le terrorisme théocratique ne fait pas son lit sur la misère matérielle et morale des populations qu'il exploite ?
Les flux migratoires des populations du Sud vers les eldorados du Nord n'ont-ils pas la pauvreté pour source principale ?...etc, etc !
Si ces questions sont pertinentes, la réduction de la fracture Nord Sud ne devrait-elle pas être au cœur des solutions envisagées ?
Pour la petite histoire : un G20 qui portait mal son nom, puisqu'il n'y avait que 19 pays présents, ou 21, puisque les Pays-Bas et l'Espagne étaient "seulement" invités.