LE REMANIEMENT ? VOILA UNE BELLE OCCASION DE RUPTURE

Publié le par Patrick Gouverneur

Comme a chaque élection qu’elles soient locales, ou nationales, quoi qu’il arrive le résultat est politiquement interprété
Du coup le microcosme politico médiatique parisien s’agite, et s’auto agite d’ailleurs, des rumeurs de remaniement ministériel.

En panne de copie le microcosme adore les rumeurs de remaniement ministériel.

C’est l’occasion pour chacun d’y aller de son petit « pronostic »

Délicieux mélange en fait, entre infos journalistiques récoltées ici et la grâce aux contacts « privilégiés » , fausses infos diffusées  sous le coup de la confidence, par des esprits bien intentionnés qui ont surtout un intérêt personnel à les faire circuler..…et souhaits personnels relevant parfois du règlement de comptes.

 

Mais le caractère pour le moins aléatoire de « l’information » ne décourage pas le microcosme.

Remaniement il doit y avoir et donc remaniement il y aura.

 

Il n’est pas douteux que dans le cas présent les medias mettent la pression sur Nicolas Sarkozy pour qu’il y en ait un…et conforme à leurs souhaits à eux de préférence.

 

Conforme aussi  à la tradition.

Car ce n’est pas nouveau hélas.

Ce petit jeu dure depuis la nuit des temps…de la presse.

 

Alors pour tout dire nous aimerions bien que pour la première fois Nicolas Sarkozy ait le courage de ne pas jouer ce jeu la.

Car oui, c’est un jeu.

 

Jusqu'à présent tous les remaniements ministériels sans exception poursuivaient deux objectifs majeurs.

D’abord « rééquilibrer » la majorité en fonction du résultat des élections.

Le rééquilibrage se traduisant en fait par le nombre de ministres dont « dispose » chaque tendance politique « amie ».

En clair un objectif de pure politique politicienne.

 

Le deuxième objectif tout autant critiquable que le premier, était de promouvoir certains ministres qui avaient « réussi » dans leur ministère.

Autrement dit faire monter dans la hiérarchie gouvernementale les méritants.

Pas forcement scandaleux au niveau de l’idée sauf que la encore l’intérêt du pays passait bien après les intérêts personnels.

 

 

C’est ainsi, qu’au fil du temps nous avons vu apparaître des Secrétaires d ‘Etat a la place de Sous Secrétaires d’Etat, nous avons vu apparaître des Ministres qui sont d’Etat alors que d’autres ne le sont pas (ce qui vous noterez est un comble…) ou bien encore des Secretaires d’Etat « rattaches a »  au risque de bouleverser toute l’élémentaire hiérarchie, et de susciter ainsi  jalousies et suspicions.

Du coup pour parvenir à ces objectifs, vous en conviendrez fort eloignes de l’intérêt du pays, le principe et la définition même du remaniement a totalement dérivé, puisqu’il se traduisait quasi uniquement par un ridicule s’il n’était scandaleux « jeu de chaises musicales ».

Un très prometteur et tres performant Ministre des Transports, au moment même ou il maitrise ses dossiers, a la confiance de ses interlocuteurs externes, et le contact avec son administration, est « promu » a la Défense Nationale, domaine dans lequel il ne connaît évidemment strictement rien, mais qui est beaucoup plus chic.

Et qui de surcroit permet de laisser  la place des Transports a un « ami » politique a qui on a promis un maroquin.

 

Le résultat de ce jeu navrant on le connaît.

Certains ont réussi à être quatre fois Ministre a quatre Ministères différents avec comme bilan essentiel de leur action, celui de n’avoir a chaque fois..... rien fait.

Et pour cause ils étaient en général « promus » au moment même ou ils allaient s’attaquer aux vrais problèmes de leurs Ministères, puisqu’ils les avaient enfin compris

 

Oui le résultat on le connait.

Des Ministres complètement incompétents dans leur domaine, ou parfois ils débutent, incapables de manager une haute administration qui elle est au fait des dossiers, et qui par contre se réjouissait de voir débarquer des incompétents

Pour peu qu’ils fussent Maire d’une Ville et Président du Conseil General alors c’était le grand bonheur ; le Ministre n’était jamais la, on est peinard.

 

Oui le résultat on le connaît.

C’est le formidable immobilisme du pays depuis 30 ans, conséquence entre autres de ce « jeu médiatico-politique » ridicule.

 

Alors voilà une « rupture » que l’on souhaite de tout cœur de la part de Nicolas Sarkozy.

 

Un remaniement qui soit ce qu’il doit être.

A savoir un ajustement de l’équipe.

 

Ajustement au niveau des hommes (ou de femmes) en  actant effectivement l’échec, ou a défaut la déception de certains , et du coup en les remplaçant.   

C’est la règle de fonctionnement basique d’une structure bien gérée.

Si un Ministre est juge « bon » pourquoi diable le déplacer ?

S’il est juge mauvais pourquoi diable ne pas le virer ?

Si on s’est trompe et que l’on a mal recruté alors oui on remplace.

Mais n’oublions pas qu’aujourd’hui les Ministres y compris le Premier d’entre eux sont charges de « conduire la politique déterminée, et managée (ce qui est nouveau) par le Président ».

Des lors quels sont ceux que l’ont pourrait considérer comme insatisfaisants ?

A part peut être Fadela Amara ou encore Eric Besson dont l’intérêt de la fonction et les capacités nous paraissent très « relatives », on en voit guère..

Que la presse n’aime pas tel ou tel n’est en aucun cas un critère.

 

Ajustement au niveau des fonctions.

 On peut en effet imaginer que l’évolution du pays, ou de l’environnement international, justifie la création d’un poste qui n’existait pas dans le gouvernement précédent ,ou encore d’un domaine traite par d’autres, et que l’on souhaite doter d’un Ministère a part entière.

Voilà effectivement d’autres bonnes raisons.

 

En clair nous espérons très fortement que le Président s’interdise 4 travers politiques des plus fâcheux régulièrement pratiques par ses prédécesseurs.

 

  1. Remanier pour faire plaisir a la presse, qui essaye de faire croire que pour remonter dans les sondages « il faut faire quelque chose ».

      Faire quelque chose oui on a l’a dit, mais pas cela.

      Ce genre de combines et de coups médiatiques, les français en ont soupe.

 

  1. Faire entrer au gouvernement une personnalité, non pas parce qu’elle a des compétences particulières, ou présumées supérieurs a ceux qui sont en place, mais pour récompenser une victoire électorale, ou faire plaisir a des « amis » politiques ce qui est « hors sujet »

 

     3-   Promouvoir les « bons » Ministres en les mutant dans un domaine ou ils sont par 
             hypothèse nuls
. Alors même que justement ils sont considérés comme « bons » dans le 
             leur.

     4.  Enfin éviter « l’obsession marketing ». N’avoir que le seul critère de la compétence a
           l’esprit pour choisir un nouveau.

     Et après, seulement apres, le fait qu’il puisse être une femme par exemple, ou

     bien encore qu’il puisse être de gauche, critères comme chacun sait a la mode

     Sans parler de la couleur de peau qui combine le cas échéant avec les deux

     précédents devient médiatiquement   carrément magique

 

 

Si Nicolas Sarkozy introduit la encore la « rupture avec le passe », on aura fait un grand  pas en avant.

Et la France aura tout d’un coup avance de 25 ans.

En tout cas sur ce sujet.

Ce serait déjà cela.

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Publié dans Politique

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M
100% d'accord avec vousapparemment cela en prend le chemin, tant mieux.Effectivement cette "capacite" de passer en 2 jours d'un ministere a l'autre fait rigoler les gens qui ont une vraie experience de l'entreprise privee
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