UIMM ? Ca avance ..lentement , alors esperons le surement
Nous suivons attentivement l’affaire de l’UIMM car nous persistons à penser qu’elle est grandiose, et qu’elle va nous en dire long sur nos mœurs politico-sociales…..
Pour autant, l’acharnement et la diligence des enquêteurs à établir la vérité nous paraît bien mesurée…
Pourtant depuis quinze jours les millions d’euros valsent avec une facilite déconcertante .
10 puis 20 millions, mais ce ne sont que les « retraits » d’une caisse noire qui en ferait 500 , 600 on ne sait meme plus…..
Difficile de faire la part du vrai et du faux dans ces rumeurs, qui comme toujours profitent de la stupide règle du secret de l’instruction, qui permet a tout le monde de raconter n’importe quoi, voire meme aux enquêteurs de diffuser des fausses rumeurs exprès pour déclencher ………une activité de téléphones portables.
Ce qui est sur, puisque personne ne le conteste vraiment , c’est que cette affaire lā est d’une importance majeure, ne serait ce que par les montants.
Mais elle risque d’etre aussi une des grandes affaires de corruption de la République.
Laurence Parisot Présidente du MEDEF se déclare « atterrée » et jure « ne pas être au courant ».
Et le plus fort est que l’on aurait tendance à la croire.
Tous les dirigeants du MEDEF se déclarent « effondres devant de telles pratiques » sauf ceux de l’UIMM présents ou passes qui eux déclarent « que cela a toujours existe » ,mais apparemment dans le dos de la nouvelle génération de dirigeants du MEDEF.
Les autres protestent plus mollement et certains comme la CFDT (comme par hasard) vont même plus loin.
« Il faut revoir les financements des organisations syndicales » déclare son Secrétaire Général François Chereque.
« Et également les règles de représentativité des syndicats ».
François Chereque est le seul d’ailleurs à parler un tant soit peu franchement.
Il évoque les syndicats bidons dans l’automobile dans les années 80, finances par le patronat (CSL et CFT).
Il ne cache pas non plus que les syndicats bénéficient d’emplois fictifs pour leurs permanents.
Mais « plus la CFDT » précise-t-il. « Nous y avons mis fin récemment ».
Car il faut savoir qu’en France il y a environ 1.5 millions de travailleurs syndiqués contre 9 en Allemagne , mais que dans le même temps les organisations françaises comptent plus de permanents qu’en Allemagne.
Depuis 1970 la CGT a perdu plus de 70 % de ses adhérents et le nombre de ses permanents a été multiplie par….5 (source Jacques Marseille – Le Grand Gaspillage). Etonnant non ?
Plus fort encore, il nous faut preciser un petit point de détail que nous ignorions au moment ou vous avons écrit le précédent article.
Les syndicats (ouvriers et patronaux) ne sont pas tenus de présenter leurs comptes et encore moins de les faire certifier
Pas mal non ?
François Chereque recommande que l’on mette fin a cette situation précisant que la CFDT a des comptes « certifies, et publies depuis 2000 ».
Les stages fantômes, les formations bidon, les postes de conseillers techniques fantaisistes, les postes d’administrateurs de complaisance et les financements d’Etat plus ou moins transparents, cela n’est pas le genre de la CFDT.
Nous aimerions le croire, François Chereque mais on a un peu de mal.
Une chose est sure ; on doit bien lui rendre la justice de mettre les pieds dans le plat avec franchise . Même si on se doute bien qu’il balance un scud a ses « copains » de la CGT.
Il estime que c’est le moment de mettre les choses sur la table et de sortir les cadavres des placards ?
D’ailleurs pour ceux qui pensent que c’est un problème nouveau nous leur rappelons qu’en Mai 2006 un rapport (un de plus) a été établi par le Conseil d’Etat (rapporteur Raphael Hadas-Lebel) qui dénonçait le fait « qu’aucun document public ou administratif ne présente les finances des syndicats en France, ni même le mécanisme de leur financement ».