NICHES FISCALES ... CETTE EXPRESSION EST EXASPERANTE

Publié le par Patrick Gouverneur

Pour être très honnête je n’ai pas la moindre idée de qui est à l’ origine de cette expression idiote de « niche fiscale » mais elle m’exaspère.

Il s’agit sans doute d’un politicien en mal de communication qui a eu cette initiative, que l’on qualifiera de pour le moins malheureuse, dans la mesure où il est difficile de faire plus ambigu, et de surcroit de faire plus a l’opposé de l’idée initiale poursuivie.

 

Le gouvernement actuel lui aussi toujours a la recherche de la formule simple voire simpliste, chère aux médias, a cru opportun de la reprendre à son compte.

 

Et depuis des semaines, avec comme message la réduction des déficits, on parle désormais de  « raboter les niches ».

Avouez franchement que l’on a déjà fait mieux comme formule.

 

L’expression est non seulement ridicule, mais elle est en plus stupide.

Elle suggère en effet de manière évidente qu’il y a des privilèges, qui se cachent ici ou la, dont bénéficient une infinie minorité de privilégiés plus ou moins planqués dans ces fameuses « niches ».

Ce fut peut-être le cas, mais dans un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre…..

  

Les experts s’accordent a dire qu’il y a aujourd’hui 470 « niches fiscales »…

Moi je veux bien mais je serais curieux d’en voir le détail.

 

Depuis plusieurs années elles me semblaient avoir été régulièrement supprimées.

Enfin celles qui pouvaient être assimilés a des privilèges.

Meme les 30 % de déduction pour frais professionnels des journalistes, contrairement a une idée reçue, n’existe plus.

Depuis 1998 elle est limitée à 7 600 euros ou a peu prés, par an.

 

 

En réalité de ce que nous en connaissons, derrière ce mot désuet de niche se cachent ni plus ni moins des coups de pouce économiques par l’incitation fiscale.

Ces mesures sont apparues depuis les années 70, et ce dans tous les pays.

Pour autant il est en France comme ailleurs, bien rare qu’un gouvernement fasse des cadeaux fiscaux.

En réalité, ces cadeaux ne sont pas sans arrière pensée.

 

Prenez par exemple les déductions fiscales pour les employées de maison.

Le but du jeu était clair ; légaliser des centaines de milliers de femme de ménage et de baby sitter précédemment payées  au noir.

C’est un succès inouï qui n’a strictement rien couté à l’Etat, qui récupère des charges sociales en contrepartie de son « cadeau ».

De meme la réduction de T.V.A sur les travaux a régularisé un grand nombre de travailleurs du secteur, et de surcroit limité les dégâts du « plombier polonais » sur les innombrables petites entreprises du bâtiment.

Alors il faudrait « raboter ces niches » ?

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