LA BURQA EST DE RETOUR.......EN FRANCE !

Publié le par Patrick Gouverneur

L’islamisation de la France est un sujet on le sait on ne peut plus politiquement incorrect.

Ce n’est pas nouveau bien sur, mais le phénomène ne fait que croitre et embellir au fur et à mesure que cette réalité apparait de plus en plus évidente.                                                                                                                        

Il est vrai qu’une simple et objective observation des rues et lieux publics hexagonaux suffit a en mesurer l’ampleur. Mais comme ce type « d’évidence » n’est pas bonne a dire on préférera s’appuyer sur les chiffres des études démographiques qui hélas ne laissent guère de doute sur la réalité et l’ampleur du phénomène.

La population émigrée sera majoritaire en nombre en France vers le milieu du siècle.

En fait les divergences de vue entre les démographes ne sont pas sur le résultat final mais sur le fait de savoir quand il interviendra.

Je vous rassure la divergence ne porte que sur une dizaine d’années d’écart.

Entre 2040 et 2050 pour ce qui nous concerne on ne va pas chipoter….

Loin de nous l’idée de faire dans le triomphalisme idiot sur le thème du « je vous l’avais bien dit » meme si chacun sait que je n’ai pas quitté la France tout a fait par hasard en 1995, et pas seulement pour profiter des golfs de Floride….

Cela dit, au risque de nous répéter, mais tant qu’a faire soyons surs qu’il n’y a pas d’ambigüité, nous allons redire une fois de plus ici que le problème qui se pose a la France (et a quelques autres pays d’ailleurs…) n’est pas celui de l’Islam en temps que religion, mais celui de sa pratique de la part de la plupart de ses fideles. Subtilité de la plus haute importance s’il en est.

Et pire encore du terrorisme intellectuel (quand ce n’est que cela…) et de l’intolérance de ses adeptes qui tirent de sa pratique un modèle politique et social effrayant.

  

Si besoin d’une preuve supplémentaire en était, une information récente nous a fait sur le sujet proprement bondir.

Il semble en effet que le port de la Burqa en France « pose problème ».

Bon je dis semblerait parce que très honnêtement le phénomène ne m’était pas apparu comme très réel lors de mes derniers voyages en France.

Il faut croire que mes « observations » étaient incomplètes ou partielles….., car figurez vous qu’une soixantaine de députés de tous bords ne sont pas de cet avis.

Ils ont en effet réclamé la semaine dernière la création d'une commission parlementaire sur le port de la burqa en France, car ils considèrent qu’il y a un problème.

"Nous sommes aujourd'hui confrontés, dans les quartiers de nos villes, au port par certaines femmes musulmanes de la burqa, voilant et enfermant intégralement le corps et la tête dans de véritables prisons ambulantes", écrit André Gérin dans sa proposition.

"Il y en a de plus en plus, non seulement dans les grandes villes, mais aussi dans le monde rural »

Pour nos lecteurs nombreux qui ne vivent pas en France, convenez que cela fait peur !!1

Car on parle bien de la Burqa, le truc insensé ou on ne voit que les yeux de la nana !!

« Il faut sortir d'une sorte de silence des responsables politiques de ce pays » a ajouté le député-maire de Vénissieux sur France Info.

« Il faut qu'on puisse ouvrir un dialogue tout à fait loyal et franc avec l'ensemble des musulmans, avec la question de la place de l'islam dans ce pays (...) par rapport à la dérive fondamentaliste et intégriste".

Diantre on dirait du Bon Appétit Messieurs….

Et figurez vous qu’André Gérin est un député communiste.

Faut-il que les choses posent réellement « problème » pour qu’un communiste monte au créneau…

En fin de carrière notre ami Gérin se lâche. Et pour ceux qui ne sont pas venus dans les banlieues françaises depuis un moment ca fait peur.

 «  Au total, dans cette banlieue de 60 000 habitants mitoyenne de Lyon, elles sont

  plus d'une centaine», selon le maire communiste.

  «La burqa est la pointe de l'iceberg. Dans certains quartiers, toutes les relations

  entre hommes femmes sont sous surveillance. L'islamisme nous menace

  réellement», explique l'élu.

 

Et le plus fort c’est que le « phénomène » n’est sans aucun doute pas limité a sa circonscription lyonnaise, puisqu’il n’a semble t-il eu aucun mal à recruter des collègues intéressés, car confrontés dans leur circonscription a la meme chose.

De surcroit de tout bord (trois communistes, sept socialistes, 43 UMP, deux Nouveau Centre et trois non-inscrits).

L’Elysée n’a pas tardé à sentir le danger et le coté explosif du sujet puisque le Président a semble t-il fait état en privé de son accord assez large pour un tel projet.

Résultat : illico le Président de l’Assemblée Bernard Accoyer a indiqué son accord sur la proposition du Député communiste, et l' l’Assemblée s’est donc vu chargée d’une mission de 6 mois de « réflexion et de propositions ».

Bon cela ressemble évidemment a une opération de déminage en règle, avec une mission de ce type, l’Elysée est peinard jusqu'à la fin de l’année.

L’Elysée est peinard, peut être…. mais les français c’est autre chose !!!

 

Une telle information, et la suite politique qui lui a été donnée dans un temps record, est évidemment assez incroyable et largement révélatrice de ce dramatique problème qui gangrène la société française depuis 30 ans. Bien qu’il faille préciser que c’est tout autant les absences de traitement et de solutions des élites que le problème lui-même  qui pourrisse la vie.

Et apparemment cela continue donc!!!

(Pour les plus courageux ou les plus curieux voir en fin d’article  une enquête de terrain réalisée par Le Figaro.fr)

A partir de la,

1 – C’est évidemment hallucinant qu’une situation comme celle-ci arrive en France. Qui interdit le port du voile depuis plusieurs années.

Hallucinant mais certainement pas le fruit du hasard….

Personne de sérieux ne pensera une seconde que ces quelques centaines de « jeunes filles » soient toutes, et en meme temps, la proie d’une foi subitement intense au point de tomber dans de tels excès.

La manipulation est évidente.

Les radicaux extrémistes, mais néanmoins malins, ont depuis longtemps identifié la France comme un pays «  fragile » et donc a leurs yeux intéressant.

Pour les raisons tout simplement démographiques évoquées plus haut.

Le danger est d’autant plus réel justement que le phénomène ne doit rien au hasard.

Pour autant il est aussi hallucinant que ces gens la puissent « recruter » aussi facilement dans une population de la 3e si ce n’est 4e génération d’immigrés…….

Hélas Sarkozy qui en privé se dit conscient du problème s’est empressé en public de mettre la pédale douce, en déclarant pour confirmer le lancement de la mission parlementaire « qu’en France la burqa n’était pas la bienvenue »…

Oui oui vous avez bien lu, la  « bienvenue…. »

Un doux euphémisme, d’une prudence diplomatique qui confine a la lâcheté mais qui pour autant n’a pas satisfait Al Qaeda.

Comme pour prouver l’importance de la France dans leur stratégie, Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) menace mardi de "se venger" de la France qui a selon lui lancé une « guerre contre les femmes musulmanes qui portent le voile intégral ».

 

 
"Voilà que la France concentre toutes ses capacités, mobilise toutes ses institutions et organise ses rangs pour mener une nouvelle guerre perfide contre nos sœurs qui portent le niqab", dit un communiqué mis en ligne sur un site islamiste.

Al-Qaïda au Maghreb dénonce encore "des injustices commises par les Français dans un temps où leurs femmes dénudées (...) affluent sur notre pays , et occupent nos plages et nos rues, défiant outrageusement les sentiments des musulmans".

Désolé de vous infliger la suite du charabia, mais c’est important pour la compréhension du problème.


 
"C'est cela même, par Allah, l'extrémisme et la xénophobie, c'est cela même le terrorisme religieux et l'incitation à la haine qui se manifestent clairement", ajoute en effet le groupe.

"C'est pourquoi nous appelons tous les musulmans à répondre à cette haine par une autre plus ravageuse", dit-il.

"Quant à nous, moudjahidine du Maghreb islamique, nous prenons l'engagement devant Allah de ne pas se taire devant ces provocations et ces injustices, et de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour, et à la première occasion, se venger de la France et ses intérêts où qu'ils se trouvent".

Pour info Al-Qaïda au Maghreb islamique,  a revendiqué de nombreux attentats meurtriers en Algérie, et c’est le dernier mouvement actif issu de l'insurrection islamiste qui a fait des milliers de morts en Algérie pendant les années 1990.

Le groupe était anciennement connu sous le nom de Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) avant de faire allégeance à la nébuleuse Al-Qaïda.

Le GSPC est lui-même une émanation du Groupe islamique armé (GIA), à qui fut attribuée une série d'attentats en France en 1995, dont celui de la station du RER Saint-Michel à Paris.

Meme si ce genre de menaces a un cote folklorique, ces gens la ont hélas un passé qui parle pour eux.

 


2- Comme toujours quand il s’agit de se positionner face à ces excès, le monde musulman supposé modéré…. est d’un silence assourdissant.

Pas une réaction, pas de campagne d’information ou de communication….rien !

Tout juste interrogé sur la question le bien hypocrite Dalil Boubakeur, recteur de la Grande mosquée de Paris, a t-il dit

"Le port de la burqa ne répond pas formellement à une prescription de l'islam. Ce mot n'est pas signifié dans le Coran, il n'y a aucune raison en France, ni religieuse, ni sociale de porter un vêtement aussi étranger à nos traditions".

L'ancien président du conseil français du culte musulman (CFCM) craint toutefois un "conflit des lois".

"Une loi sur la burqa s'opposera à d'autres lois qui sont celles de la liberté d'expression, de la liberté des droits de l'homme."

Et encore Boubakeur a été viré du CFCM car il était justement trop modéré….

 

A part cela ? ….rien ou quasiment.

Si bien sur Fadela Amara. Hélas sa crédibilité « religieuse » est probablement très limitée

"Je suis pour l'interdiction", a t –elle declaree sur France Info.

 "Je crois que si on veut réellement aider à lutter efficacement contre les fondamentalistes, la burqa ce n'est que l'expression visible et physique des fondamentalistes et des intégristes dans notre pays", a estimé la secrétaire d'Etat à la Ville.

"Il faut (...) que la démocratie et la République se donnent les moyens de stopper la propension de la burqa."

 

On aimerait qu’elle soit moins seule dans le monde arabe et musulman…….

 

 

3- On pourrait penser que le pouvoir en place est limité par les contraintes internationales et diplomatiques mais que la classe politique et  l’opposition en particulier, elle soit plus libre…………

Tu parles.

Si vous avez entendu ou lu une déclaration d’un leader socialiste ou de Bayrou sur le sujet, écrivez nous vous avez gagné un abonnement gratuit a vie a Bon Appétit Messieurs………

Nous on doit être sourd car on a rien entendu…

 

Juste quelques réactions de personnalités de second plan rapportées par le Parisien et qui révèlent toutes les contradictions effondrantes entre angelisme et bon sens de la gauche qui ont tant couté depuis 30 ans.

 

 

"Ce n'est pas en arrachant son voile à une nana qu'on va la libérer, ça ne marche pas comme ça l'émancipation, ironise Suzanne, militante au NPA, c'est du faux féminisme, de l'islamophobie déguisée".

Pour Loubna du Parti de Besancenot aussi, interdire à une femme de porter le voile relève d'un féminisme aux forts relents colonialistes: "l'émancipation, ce n'est pas forcément porter un bikini, explique-t-elle, est-ce qu'une femme blanche apprécierait qu'on vienne lui dire: je trouve qu'avec ton string tu es prisonnière du diktat de la femme qui doit être belle et à poil? Je ne crois pas".

D'après elle, tenez vous bien « les femmes choisissent de porter le voile, en signe d'émancipation, pour lutter contre la societe et ses standarts »…………..

Bah tiens mais c’est bien sur….

"A titre personnel, je suis contre la burqa, et  je ne comprends pas qu'on puisse en mettre une, précise-t-elle encore, mais je m'interdis d'empêcher qui que ce soit d'en porter. Si une femme choisit d'en mettre une, je défends sa liberté de choix".

 

Le fameux « interdit d’interdire » de Mai 68 sans doute….

 

C'est aussi la position que semble défendre l'eurodéputée du Front de gauche, Marie-Christine Vergiat:

« Une féministe doit se demander ce que pense la femme concernée et non vouloir décider à sa place (...) C'est avec un prisme analogue que les Occidentaux ont voulu faire le bonheur des pays du sud à leur place..."

Elle pourrait être embauchée sur Al Jaseera avec ce genre de propos…

 

Militante au PS, au CNDF et au Planning familial, Caroline de Haas déclare sans gêne «  qu’au départ, en effet, je n’étais pas du tout opposée à l'idée d'une loi interdisant la burqa »

Mais a la réflexion « je relève l'opportunisme du gouvernement, qui se découvre féministe quand ça l'arrange, et ne fait rien pour réduire les inégalités de salaire, la précarité et le chômage qui touchent d'abord les femmes".

Si ce n’est pas de la mauvaise foi politique cela…..et du coup allons y pour les amalgames qui génèrent forcement la lâcheté…

Et comme pour résumer à elle toute seule toutes les contradictions de la gauche bien pensante elle conclue

"il ne faut pas minimiser la burqa, qui est une maltraitance faite aux femmes,  mais légiférer spécifiquement dessus reviendrait à stigmatiser la communauté musulmane »

Et voila on revient au plus belles heures du mitterrandisme……,

 

Le dernier mot a Michelle Dupuis Conseillère Municipale PS, et accessoirement prof……..

« Bush a expliqué et Sarkozy avec qu’il fallait aller en Afghanistan pour libérer les femmes, alors cautionner l’interdiction, c’est cautionner cette guerre »

Non mais franchement ca n’est pas consternant une telle dialectique ?

« Et puis qu'est ce qu'on connaît des musulmans en France soupire-t-elle, à part, bien sûr, le couscous et le ramadan..."

 

Ah mes chers amis avec une telle rigueur et une telle profondeur intellectuelle, on est bien partis…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EXTRAITS DE L’ENQUETE DE TERRAIN DU FIGARO.FR

 

 

L'islam est probablement la première religion à Vénissieux, où plus de la moitié de la population est d'origine étrangère, principalement maghrébine selon Gérin. Et la plupart des salles de prières incrustées en bas des tours sont salafistes. Chaque jour, s'y diffuse un islam rigoriste. Près de la mosquée Essalem, bungalow enchâssé dans les bâtiments HLM, des adolescents commentent. «Une femme ne peut pas être près d'un homme sans que Sheitan (satan) ne rôde», dit un garçon. Son frère accompagne son épouse «partout». Dans la rue, les femmes portant le niqab - voile noir intégral - circulent presque sans choquer. Beaucoup les connaissent. Elles ont grandi dans le quartier. Elles ne se heurtent aux règles de la République qu'aux guichets de la mairie. «Les incidents sont quotidiens», se lamente Hélène Mexis. Responsable de toutes les formalités administratives à Vénissieux, elle est en première ligne. Pour le renouvellement de la carte d'identité ou du passeport, la photo tête nue entraîne de violentes protestations : «Ils nous accusent de racisme, nous menacent de représailles.» Certaines femmes refusent finalement de se découvrir. Elles restent sans pièce d'identité. Mais c'est à l'occasion du dépôt des dossiers de mariage que les agents sont confrontés «à des hommes qui, bien souvent, monopolisent la parole et refusent que leur future compagne ne se découvre». Or les textes sont clairs : les fonctionnaires doivent vérifier l'identité des futurs conjoints et mener l'entretien à visage découvert pour mieux cerner si l'union n'est ni contrainte ni feinte. Enfin, la célébration doit se dérouler tête nue. De quoi crisper les obsédés de la règle islamique, des immigrées, mais surtout des «Françaises, souvent jeunes et d'origine maghrébine, ainsi que des converties, comme les maris», précise Hélène Mexis. Sans oublier les sans-papiers, car certaines unions sont arrangées par des gourous religieux entre les deux rives de la Méditerranée.

Les enfants de ces couples sont, pour certains, scolarisés dans les écoles de la ville. Chaque directeur gère ses «mères en burqa». «J'en ai deux, je reconnais l'une à ses yeux que je distingue à travers la fente et l'autre à sa silhouette», assure la responsable de la maternelle Jean-Moulin. «La mienne se découvrait dans la classe quand on parlait de sa fille», se souvient une institutrice de l'école Léo-Lagrange, qui apparemment ne veut exclure personne. «Vous savez, on a aussi des parents ivres. On fait avec. Ce qui compte, c'est l'élève», ajoute-t-elle. Des fillettes à la féminité en sursis. Dans la cour, l'institutrice les entend souvent évoquer ces «jupes et dos nus qu'elles ne mettront bientôt plus. Elles ont une conscience aiguë de leur condition». Partout, la pression religieuse s'accroît et prend dans ses filets des enfants toujours plus jeunes. Directrice de l'école primaire Charles-Perrault depuis treize ans, Patricia Truong a vu les voiles fleurir. Presque la moitié des mères vont tête couverte tandis que les djellabas uniformisent les silhouettes. Les femmes sous burqa restent rares et Patricia Truong exige qu'elles se dévoilent pour vérifier leur identité avant de remettre un enfant. Mais «la question religieuse dépasse la burqa et s'avère très prégnante à l'école maternelle et élémentaire», s'inquiète-t-elle. Certains petits font le ramadan qui n'est pourtant pas prescrit aux enfants. «J'appelle systématiquement les parents pour expliquer que le jeûne est incompatible avec les activités scolaires», dit-elle. Beaucoup d'élèves boudent la cantine pour des raisons religieuses. La mairie a refusé la viande hallal, mais propose du poisson deux jours par semaine. «Les élèves sont beaucoup plus nombreux ces jours-là», confirme Bernard Curtet, directeur de l'école élémentaire Jean-Moulin. Jeudi, il y avait exceptionnellement du porc, mais les trois quarts des inscrits ont demandé le menu de substitution à l'école Charles-Perrault. Même ainsi, «on a des enfants en maternelle qui refusent de manger des carottes, car elles n'ont pas été égorgées !», raconte Patricia Truong. En primaire, le cours de biologie sur la reproduction est parfois contesté. «L'obscurantisme progresse», constate-t-elle.

 

 

C'est pourtant de Vénissieux que partit «La Marche des Beurs» en 1983. Après une bavure, quelques fils d'immigrés mettent le cap vers la capitale pour enrayer la violence, et clamer leur désir d'être «des Français à part entière». À l'arrivée, ils sont 100 000 venus dire à la société française, autant qu'à leurs parents, qu'ils vont rester en France, qu'ils veulent s'intégrer, qu'ils réclament l'égalité. La gauche fraîchement arrivée au pouvoir donnera la carte de séjour de dix ans aux immigrés. L'égalité attendra. L'amertume gagne, l'islam aussi. Des prêcheurs sillonnent les banlieues dans le Rhône. Mais c'est à Vénissieux que se tient le premier congrès de l'Union des jeunes musulmans (UJM) en 1992. Inspirés par les Frères musulmans Tariq et Ramadan, les leaders relisent les injustices sociales à l'aune du mépris racial, du rejet de l'islam. Des animateurs, des éducateurs, des médiateurs, des professeurs de sport sortent de la pépinière UJM et relaient depuis ces années ce message. Dans les années 1990, des hommes vérifient parfois les cabas des ménagères pour traquer le jambon. On refuse des femmes aux enterrements. Il faudra l'expulsion de l'imam salafiste Bouziane, en 2002, pour déclencher la contre-offensive municipale. Deux projets de mosquée hors des caves sont en cours. Les relations avec les communautés musulmanes traditionnelles ont été renforcées. Sans stopper l'expansion des salafistes à ce jour.

 

 

Partout en France, le nombre de femmes «ninja» suit une courbe «exponentielle», selon l'imam de Guyancourt (Yvelines), Abdelali Mamoun. Des communautés prospèrent en région parisienne. À Trappes, aux Mureaux, à Mantes, Argenteuil, Stains, Nanterre, Sartrouville, mais aussi Puteaux, Grigny, Évry ou encore Longjumeau et, désormais, dans des zones plus rurales. «Il faut apporter une réponse religieuse à ces dérives, prévient Abdelali Mamoun. Même si ces salafistes ne sont pas djihadistes, ils haïssent l'Occident, ils crachent sur les koufars, les infidèles, mais profitent de tous les avantages sociaux de la France. Sans s'installer sur une terre musulmane comme le veut pourtant leur doctrine. Leur duplicité nuit aux Français de confession musulmane.» Une position que partage Mustapha Ghouila, président de l'Association nationale des élus de banlieue, qui a grandi à Vénissieux : «On ne peut pas tourner le dos à la France, à ses traditions, en provoquant ainsi en burqa.»

Si le front antiburqa est large, certains ne voudraient pas «qu'un voile, même intégral, masque le fléau du chômage et la précarité». Parmi les Français de confession musulmane, beaucoup «sentent même une forme de solidarité avec celles qui portent le niqab, explique Azzedine Gaci, président du Conseil régional du culte musulman du Rhône, non pour défendre leur tenue, mais par réflexe identitaire.» Parmi la jeunesse, toutefois, subsiste une relative indifférence devant ces voiles qui ont recouvert tant de têtes. Un «chacun fait ce qui lui plaît», version islamique, que résume Nizar : «Si la femme veut burquer, elle burque. Si elle ne veut pas, elle ne burque pas !» Des mots et un ton légers en décalage avec l'inquiétude grandissante que manifestent des élus devant un phénomène difficile à maîtriser.

 

 

 

 

Publié dans Politique

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alain 05/07/2009 15:33

et oui cher monsieur, c'est en France!incroyable tout de meme non ???