Lueurs d'espoir africaines

Publié le par Philippe Dermagne

Réjouissons-nous de constater que la justice française commence à s'intéresser de très près - je veux dire judiciairement ! - aux quelques menus avoirs de trois chefs d'états africains.
Enfin !

 

Bon Appétit Messieurs ayant comme vous le savez le bon sens rivé au corps, n'hésitons pas à mettre les pieds dans le plat du politiquement incorrect !

 

Quitte à jouer.... 

La France, quitte à fermer les yeux sur la vénalité de ces présidents pantins, aurait pu exiger en échange de sa coupable clémence un maximum d'efforts économiques et sociaux pour les peuples de leurs pays respectifs.

La moralité n'y aurait pas gagné - ni perdu d'ailleurs ! - mais au moins des millions d'Africains seraient sans doute plus heureux de vivre.

Autres atouts :

- en quarante ou cinquante ans, l'exemplarité de ces pays aurait pu faire tâche d'huile dans d'autres pays qui ne sont pas mieux lotis !

- les peuples concernés rêveraient sensiblement moins de venir en Europe, faux Eden et miroir aux alouettes, pompe inextinguible d'une immigration sauvage.


Depuis 1958 et la fameuse politique africaine du Général De Gaulle - avec le ténébreux Jacques Foccart comme bras armé et chef occulte de révolutions de palais - aucun gouvernement n'a osé prendre ce problème à bras le corps.
Nous sommes tous fautifs, sans exception.

 

Eh bien, une Juge s'en occupe !

J'ignore si le pouvoir politique ou Total souhaiteraient qu'elle développât moins de zèle, souhaitons que non, mais la juge Françoise Desset a reçu et accepté une plainte* pour "recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de confiance et complicités", le tout à l'encontre d'une bande de trois : Messieurs Sassou-Nguesso (Congo), Bongo(Gabon) et Obiang (Guinée Equatoriale).

Soyez convaincus que cela va faire du bruit, en tout cas un temps ! Une telle affaire place sans aucun doute notre Président dans une situation délicate, la France ayant de nombreux actifs industriels et intérêts pétroliers notamment au Congo et au Gabon.

 

Un long chemin reste à parcourir

Cela fait des années que la chasse a commencé.

Nous n'en sommes pas encore à la citation à comparaître, à la mise en examen et encore moins au mandat d'arrêt international, mais la chose est désormais et officiellement sur le place publique. C'est une première ! Soulignons l'opiniâtreté, la pugnacité voire le courage des associations* et des avocats chasseurs. N'oublions pas qu'ils risquent leur peau !

Bien sûr, il est hélas peu probable que ces "Chefs d'état" sans scrupules fussent un jour jugés et incarcérés.

Une telle procédure est cependant de nature à sérieusement ralentir leurs probables exactions financières et celles de leurs petits camarades !

Je ne sais pas vous mais moi, en plus des présomptions de non innocence et des crimes financiers qui leur sont reprochés, j'ajouterais volontiers "crime contre l'Humanité".

Je forme le vœu que ce dossier soit en haut de la pile sur le bureau de notre Président. 

 

Une affaire dont le règlement judiciaire ne déparerait pas dans les décisions et le chemin vers une nouvelle gouvernance mondiale.    

 

* les ONG Sherpa et Transparence-International

 

 

 

 

 

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