ELECTION PRUD'HOMALE : UN DESASTRE CIVIQUE, POLITIQUE ET ECONOMIQUE

Publié le par Philippe Dermagne

Avec plus de 70% d'abstentions, ces élections et leurs résultats démontrent que les Français n'ont aucune idée de leur importance. Navrant !

 

Paramètre crucial de la fluidité de l'emploi, les tribunaux prud'homaux se retrouvent plus que jamais sous la coupe de la CGT et des collectivistes forcenés. Côté patronal, les listes soutenues par le Medef perdent 7%, au profit des employeurs de l'économie sociale.

 

Pourquoi c'est grave

Aucune loi ne peut imposer à un dirigeant d'embaucher. Seules les règles de bon sens de l'économie peuvent l'y pousser.
Je ne connais pas de patron qui n'embauche pas lorsque son activité l'impose, sauf à se dire :
" il est tellement difficile et cher de licencier, avec une probabilité élevé de Prud'homme, que je préfère demander à mes salariés actuels d'en faire plus".  

96% des entreprises ont moins de 49 salariés, et 84% moins de 9. Inutile de sortir de l'ENA pour en conclure que l'essentiel du gisement de l'emploi, chacun le sait depuis toujours, se trouve dans les TPE et les PME. C'est arithmétique.

Sur le 1,2 million d'entreprises ayant au moins 1 salarié, il suffirait que 50% d'entre elles embauchent 0,5 à 0,8 salarié chacune (en moyenne bien sûr !) pour que le taux de chômage  redescende entre 6,0 et 6,8%. Elémentaire mon Cher Watson !

 

Seulement voilà !

Les patrons de TPE et de PME sont tellement assurés de perdre dans 80% des cas devant un tribunal prud'homal qu'il n'embauche pas ou peu. Ils auront beau avoir respecté toutes la législation entourant un licenciement, ils se savent très exposés à devoir verser des indemnités complémentaires.

Il n'est pourtant pas difficile de comprendre et d'admettre que plus une entreprise débauche aisément, plus elle embauche rapidement, rendant plus fluide un marché de l'emploi aujourd'hui mécaniquement sclérosé. 




















Cela ne va pas s'arranger avec la CGT aux manettes (33,6% des suffrages*). Avec ses fondations dogmatiques d'extrême gauche, sa soif de justice se limite à sa posture strictement politique qui place le chef d'entreprise comme l'ennemi n°1. Ils vont "se régaler" dans les litiges opposant employeurs et salariés.

Laisser la parole de la rue aux syndicats n'est déjà jamais bon.  Laisser le champ libre à la CGT sur la justice prud'homale est pire encore. Elle contribue au blocage de cette indispensable fluidité de l'emploi.

Mais cette situation n'est finalement que l'une des conséquences de l'absence d'une opposition de gouvernement intelligente.
Le PS est au fond du trou. Nous pouvons sans doute nous en réjouir car les réformes avancent d'autant plus vite, mais à moyen terme ce n'est pas satisfaisant pour notre Démocratie.


Question à Patrick Gouverneur : Pour notre information, pourrais-tu nous dire si une institution plus ou moins comparable aux Prud'hommes existe aux USA ?
 

  * Avec ces 33,6% des suffrages, la CGT dominera les Tribunaux Prud'homaux, alors que ses électeurs ne représentent que 7% de l'ensemble des travailleurs salariés français.

Publié dans Politique

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Patrick g Gouverneur 06/12/2008 16:29

La reponse est non bien sur.Les conflits du travail, et il y en a bien evidemment sont arbitres par la justice civile.Quel que soient les motifs de conflit.En d'autres termes il n'y a pas une instance que tu qualifies a tres juste titre d'ideologique.