PARTI SOCIALISTE - LE PARI GAGNANT DE SEGOLENE

Publié le par Patrick Gouverneur

Tout  le monde pensait qu’ils n’oseraient pas.

Et bien tout le monde s’est trompé.

Le Parti Socialiste a bel et bien osé se ridiculiser devant la France entière.

Enfin pour être honnête les dirigeants du Parti Socialiste.

 

Car pour ce qui concerne les militants et les sympathisants il est peu probable qu’ils aient été ravis de ce lamentable spectacle.

Ils auront d’ailleurs l’occasion de le manifester Jeudi prochain puisque les dirigeants justement ayant été incapables de se mettre d’accord sur une ligne politique commune ce sont eux les militants qui vont trancher.

Enfin les pauvres ils ne régleront pas tout, ni même grand-chose.

Ils désigneront le nouveau Secrétaire Generali du Parti. Tout simplement.

En l’espèce d’ailleurs la nouvelle.

Car il est plus que probable que ce sera Ségolène Royal.

 

Et pour tout dire disons franchement qu’elle le mérite.

Au moins elle a-t-elle fait preuve d’un certain courage. Elle.

En ne choisissant pas la stratégie que nous avions imaginée dans notre article précèdent qui consistait en attendant mieux à prendre le contrôle du Parti par personne interposée, et en choisissant d’y aller elle-même, elle savait sans aucun doute qu’elle déclencherait le processus du fameux TSS…

Son pari gagnant a été de penser que la haine que porte Delanoë a Martine Aubry serait la plus forte et qu’il ne ferait pas d’accord avec elle sur son dos.

Pari gagné.

 

Ce pauvre Delanoë qui doit d’ailleurs se demander dans quelle galère  Jospin, Hollande et compagnie sont allés le fourrer.

Bien peinard dans sa Mairie de Paris a regarder la droite la plus bête du monde s’entredéchirer il a fallu qu’il aille se salir les mains, et le reste, dans une gadoue dont on se rend bien compte qu’elle le met mal a l’aise, et dont il sort perdant sur toute la ligne, éclaboussé par l’échec, lui le winner chronique.

Triste bilan de son aventure au sein du Parti, lui qui avait toujours refusé jusque la a se mêler de ces tristes magouilles.

 

Il a donné l’impression de partir en se lavant les mains, en refusant de choisir entre a ses yeux deux maux, et de retrouver une certaine serenité dans son Hotel de Ville chéri…….

 

Il laisse ainsi le champ libre a Ségolène et de surcroît n’a pas laissé le choix à Martine Aubry que de se présenter pour éviter « à sa meilleure ennemie » un plébiscite. Moyennant quoi elle va certainement ramasser une nouvelle claque.

 

Certainement. Car on imagine mal, ou alors ce serait à n’y plus rien comprendre, que les militants ne confient pas le Parti à Ségolène Royal.

Ne serait ce qu’au nom d’une certaine cohérence et d’une certaine honnêteté.

Quand on pense que tous ces "donneurs de lecon sur les alliance" les avaient mises en place pour eux meme...
Ne serait aussi que d’un courage qui n’aura échappé a personne.

Il fallait le faire de résister aux tentations de la « nuit des résolutions » qui n’est rien d’autre que la nuit des magouilles.

Il fallait le faire aussi de parier sur l’incapacité des autres à s’unir entre eux contre elle.

Ca n’est pas l’envie qui leur en manquait…mais et c’est la probablement le pari gagnant de Ségolène, ils n’ont pas ose.

Vis-à-vis des militants ce ne serait sans doute pas passé.

Bien joue Ségolène reconnaissons le.

 

Depuis le début, avant même les primaires socialistes de 2006, elle a toujours joué les militants contre le Parti, et elle a toujours gagné.

Cette fois ci encore sans doute.

Car on peut sans trop de risque imaginer que ces militants justement devant ce consternant spectacle du week end risquent d’être plus que sensibles au discours de Ségolène su « les changements nécessaires » dans le fonctionnement du Parti, sur «  le renouvellement souhaitable des dirigeants » sans parler de « la nouvelle génération indispensable ».

Et très franchement qui peut lui donner tort ?

Il est plus que temps que tous ces gens la s’en aillent.

 

Certes le Président Sarkozy occupé lui a gérer les affaires du monde, doit se gondoler tout seul dans son avion présidentiel en constatant que ce n’est pas du PS que viendra l’opposition intelligente.

Mais d’un point de vue citoyen, quand bien même ne sommes nous pas socialistes loin s’en faut, on ne peut qu’être navrés, le mot est faible de ces jeux honteux, de ces rivalités d’un autre age, de ces ambitions personnelles fort éloignées de l’intérêt général.

On ne peut dire que ça suffit et les militants s’en chargeront sans doute en premier.

 

Reste que Ségolène va diriger quoi ?

C’est tout le problème.

Un parti en miettes gangrené par les haines personnelles et les casseroles du passé, et que son élection ne fera que raviver, ou pire exacerber.

Pas très réjouissant.

 

Comme nous le disions la semaine dernière, elle a 3 ans et demi ( a dire  vrai cela bien être 8 de la manière dont ils s’y prennent………) pour faire le ménage et mettre un Parti en état de marche.

Mais comment va-t-elle s’y prendre en n’étant pas politiquement majoritaire, avec 20% du Parti avec qui elle n’a rien en commun et 20 ou 30 autres % qui la haïssent ?

Pas simple.

 

Comment les virer ?

On peut lui faire confiance elle fera comme elle a fait depuis le début, elle jouera les militants contre les élites.

Mais cela lui prendra du temps et le résultat n’est pas gagné car tous ceux ou presque qui la haïssent ont leur carrière derrière eux.

Ils n’ont donc plus grand-chose à perdre.

 

La Ségolène apparemment aime les défis ?

La voila servie

Publié dans Politique

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Commenter cet article

guillaume 17/11/2008 18:39

votre hommage a la soi disant honnetete de Delanoe tombe a plat mon cheril vient d'annoncer qu'il soutient Aubryne jamais sous estime la capacite de reniement d'un socialiste!!